Québec veut plus de numérique en éducation

Un montant de 10,6 millions de dollars sera utilisé sur deux ans par le gouvernement du Québec pour intégrer plus d’outils numériques de gestion et de prise de décisions au ministère de l’Éducation et au réseau scolaire.Logo du gouvernement du Québec

Selon le cabinet du ministre de l’Éducation, ce projet « d’intelligence numérique » et de gestion des données du réseau de l’éducation est complémentaire avec la Stratégie de transformation numérique gouvernementale, ainsi qu’avec la Stratégie d’intégration de l’intelligence artificielle dans l’administration publique pour 2021-2026.

Québec soutient que ces outils numériques permettront, par exemple, d’identifier plus tôt des difficultés d’élèves, de prévoir des besoins de personnel enseignant, d’anticiper des besoins en infrastructures, ainsi que de mesurer des résultats de pratiques pédagogiques mises en oeuvre.

Ces organisations collaborent au projet : l’Institut québécois d’intelligence artificielle, l’Institut de valorisation des données, l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique, ainsi que Grics, une entreprise québécoise de technologies de l’information pour l’éducation.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) affirme ne pas s’opposer à ces décisions, mais notamment craindre que le personnel de l’éducation ne soit pas impliqué dans la recherche et le développement des logiciels de gestion des données et des guides d’aide aux décisions de soutien éducatif qui seront intégrés au réseau scolaire, en particulier pour éviter des biais de conception.

« Quelles données seront incluses et utilisées, pour mesurer quoi exactement? Le développement en vase clos de ces logiciels devant appuyer le travail du personnel [de l’éducation] serait une aberration. L’utilisation des données ne doit pas servir à nourrir la compétition entre les établissements », soutient la CSQ.

La CSQ, qui représente 125 000 membres faisant partie du personnel de l’éducation, ajoute que « la clé pour que de tels projets réussissent est la transparence quant à la nature des données recueillies, aux objectifs poursuivis, à la sécurité et aux modalités de conservation ».

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