Un ministère de la Cybersécurité et du Numérique dans les cartons de Québec

Un ministère de la Cybersécurité et du Numérique doit être créé pour protéger les systèmes de l’État et les données des citoyens contre des cyberincidents ou des cyberattaques, a déclaré le premier ministre du Québec.Logo du gouvernement du Québec

« Avec la structure actuelle du gouvernement, on est allé au bout de ses possibilités », a affirmé mardi le premier ministre François Legault dans son discours d’ouverture de la session parlementaire qui commence.

Ainsi, selon le cabinet du premier ministre, « on doit absolument implanter des pratiques sécuritaires dans tout le secteur public pour éviter les cyberattaques et les vols de données personnelles ».

Citoyenneté numérique

Le gouvernement du Québec considère aussi proposer aux citoyens du Québec que leur permis de conduire et leur carte d’assurance-maladie se retrouvent sur leur téléphone pour « pouvoir transiger facilement en ligne » avec les services de l’État.

De plus, le gouvernement caquiste soutient qu’il faut « accélérer » la transformation numérique de l’État et « décloisonner » les bases de données de l’État, notamment pour « faire des économies ».

En matière de services publics de santé, le gouvernement dit se tourner vers la télémédecine pour « favoriser l’accès à un professionnel de la santé », ainsi que vers des technologies pour « donner accès aux Québécois à leurs propres données de santé et aux services offerts dans leur région ».

Illusion, selon le SFPQ

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) affirme que « créer une telle expertise interne [en numérique et cybersécurité] se heurtera à la pénurie de main-d’oeuvre ». À son avis, il y a déjà 1000 postes vacants en technologies de l’information au gouvernement du Québec.

Le SFPQ soutient aussi que « pour développer une capacité de réalisation à l’interne dans le domaine du numérique et de la cybersécurité », le gouvernement doit « cesser sa coûteuse dépendance au secteur privé » et « remettre en question son volume de sous-traitance », ainsi que « diminuer sa dépendance aux ressources externes en informatique ».

« Pour créer une expertise et la conserver, dans un domaine aussi compétitif que le numérique et la cybersécurité, le gouvernement devra trouver des façons d’attirer et retenir son personnel » technique recruté par le secteur privé, en particulier avec des conditions de travail compétitives, selon le SFPQ.

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