Tata Communications en Formule 1 : les données à toute vitesse


Jean-François Ferland - 12/06/2014

Selon le directeur général des Affaires F1 chez Tata Communications, la desserte des clients en Formule 1 démontre la capacité de l’entreprise à fournir des services aux opérateurs et aux organisations.

Le Formule 1 est un univers à la fois sportif, technologique et commercial. Depuis longtemps, des joueurs de l’industrie des TIC s’impliquent dans la discipline à titre de fournisseur de produits et de services afin de bénéficier de la vitrine mondiale qu’offre le championnat de course automobile à voitures monoplaces. Mais l’engagement n’est pas que publicitaire : il faut y servir avec efficacité des clients dont les besoins évoluent à vitesse « grand V ».

Mehul Kapadia et Michel Guyot

Mehul Kapadia (dr.), en compagnie de Michel Guyot.

Mehul Kapadia, directeur général des Affaires F1 chez Tata Communications, en a fait le constat au cours des deux dernières années : en deux ans, les besoins en services de données du gestionnaire du championnat Formula One Management (FOM) ont décuplé et ceux de l’écurie Mercedes AMG Petronas ont triplé.

« FOM est une entreprise mondiale, alors qu’elle visite 19 pays sur quatre continents, dont plusieurs marchés émergents, ce qui est très pertinent pour nous à titre d’entreprise mondiale. Nous pouvons prouver que si on peut offrir des services et des solutions en Formule 1, on peut en offrir à n’importe qui », a déclaré M. Kapadia, alors que les moteurs vrombissaient dans les paddocks et en piste, lors de la première séance d’essais libres du vendredi du Grand Prix du Canada.

En établissant un parallèle avec la Formule 1, le dirigeant identifie trois paramètres qui démontrent la capacité de Tata Communications à servir les besoins commerciaux des opérateurs en télécoms et des entreprises.

« Premièrement, le monde est un marché global, il faut avoir accès à des ressources globales et assurer une présence globale, a indiqué M. Kapadia. Deuxièmement, les délais de livraison sont réduits alors que les entreprises veulent être plus agiles. Si auparavant les déploiements s’effectuaient sur six mois ou deux ans, aujourd’hui ce n’est plus le cas : en Formule 1 nous déployons un nouveau service en moins de trois jours! Donc, il nous faut être capable de fournir au client une solution selon ses propres termes. »

« Troisièmement, il faut nous assurer de procurer de la fiabilité, a-t-il ajouté. Certes, n’importe quel réseau peut avoir des problèmes, n’importe quel service peut présenter un enjeu et même une voiture de course peut prendre en feu. Mais est-ce que votre fournisseur est assez fiable pour que vous exploitiez vos affaires sur son infrastructure? »

M. Kapadia a donné l’exemple des données liées au temps de passage des voitures, qui sont essentielles pour les internautes qui suivent la Formule 1 en direct sur Internet. « Ces données sont produites en piste, envoyées en temps réel par nos réseaux vers l’Angleterre à notre centre de données, puis affichées dans le site web [f1.com]. Et ce site web subit des pics de trafic qui sont sept fois plus élevés lors d’une course qu’en temps normal, tout comme un site de commerce électronique lors de périodes d’achalandage, ce qui prouve la capacité de notre infrastructure. »

« D’avoir autant confiance dans un partenaire ou fournisseur de service est un aspect important que la Formule 1 nous permet de démontrer », conclut M. Kapadia.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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