Profession : Femme d’affaires électroniques


Jean-François Ferland - 25/05/2012

À la conférence Webcom Montréal, quatre entrepreneures ont discuté avec passion des opportunités et des défis qui sont liés aux affaires électroniques.

Bien que la table ronde de la douzième conférence Webcom Montréal ait été intitulée Les femmes et le eCommerce. Font-elles les choses différemment?, les conférencières dont les activités commerciales se déroulent dans l’univers électronique ont évité le sujet. Les quatre participantes ont plutôt expliqué qu’il est possible pour tout(e) entepreneur(e) – peu importe son genre – de profiter des atouts du Web, notamment des médias sociaux, pour tirer son épingle du jeu.

D’entrée de jeu, les panellistes ont affirmé que le contenu en ligne qui traite d’un produit ou d’un service est une denrée qui est presque aussi importante que ce qui est à vendre. L’entrepreneur en ligne doit interagir avec des interlocuteurs clés dans l’univers numérique qui produisent du tel cotenu, mais il faut les laisser s’exprimer avec liberté.

« Avec le développement d’une relation entre la boutique et la boutique le message passe différemment, alors que s’installe une relation de proximité. Toutefois, il faut comprendre que les messages de ces blogueurs s’adresseront à différentes personnes, selon différentes visions », a indiqué Sophie Manessiez Guinet, cofondatrices de la boutique en ligne de décoration pour les enfants
MiniBulles.com.

« Jusqu’à récemment, des boutiques refusaient la prise de photos de produits à des blogueurs qui voulaient prendre leurs propres photos. Toutefois, des marchands y ont vu leur propre avantage et certains ont permis la pratique par la voie d’un communiqué de presse, a expliqué Kim Vallée, stratège en médias sociaux et éditrice du site dédié au style de vie « At Home With Kim Vallée ». Les blogueurs et les consommateurs devaient être intégrés à la stratégie de marketing des entreprises. »

« Les médias sociaux ont changé la façon de faire des affaires. Alors qu’avant il y avait les magazines et les journaux pour transmettre un message pour la commercialisation, aujourd’hui tout le monde peut partager un message gratuitement dans les médias sociaux. Chaque jour nouvel outil apparaît à cet effet », a constaté Karyn Climans, la fondatrice et chef de la direction du fabricant de couvre-casques Tail Wags Helmet Covers.

Outils d’intérêt

Les participantes au panel ont souligné à quel point les entrepreneurs peuvent bénéficier d’outils gratuits ou abordables pour amorcer leurs activités commerciales en ligne.

« Le commerce en ligne est un domaine très excitant où il y a beaucoup d’innovation. Plusieurs petites entreprises y démarrent leurs boutiques en ligne sur des plateformes qui offrent des opportunités de développer des commerces de niche », a indiqué Cassandra Girard, la cofondatrice et responsable des opérations du réseau social d’aide au magasinage Buyosphere.com

Kim Vallée, pour sa part, a souligné l’importance du développement de plateformes de commerce en ligne qui visent des communautés d’intérêts, comme la plateforme ETSY qui permet d’acheter et vendre des produits faits à la main. Elle a indiqué que des entrepreneurs qui exploitaient déjà leur propre boutique en ligne avaient obtenu des ententes de distribution de la part de détaillants parce qu’ils avaient établi une présence dans cette plateforme. « Les marchés de niche forment ensemble une masse critique intéressante », a-t-elle affirmé.

« La recherche traditionnelle dans Internet est moins efficace parce qu’on obtient trop de résultats. Des plateformes qui permettent aux gens ayant des intérêts communs de se regrouper constituent de nouvelles façons de joindre les consommateurs autrement que par les annonces payantes et l’optimisation pour les moteurs de recherche », a indiqué Karyn Climans.

Transparence numérique

Le rôle des médias sociaux dans les affaires électroniques a été mentionné à plusieurs reprises durant la table ronde. Selon Cassandra Girard, les médias sociaux permettent l’expression transparente des consommateurs, mais ils exigent aussi une transparence de la part des commerçants en ligne.

« Comme les gens observent à partir de partout – d’un ordinateur, d’un appareil mobile, d’une boutique en ligne – il faut établir avec eux une relation authentique, a affirmé Sophie Manessiez Guinet. Les gens en veulent plus parce qu’ils ont le choix. Il faut leur raconter des histoires sur les produits, leur offrir des sources d’inspiration, des idées de décoration… Ils doivent y trouver davantage que le simple achat. Ça les interpelle dans leurs vies au quotidien. »

En mentionnant que le client est dorénavant à la recherche d’une relation avec une entreprise, Karyn Climans a souligné l’importance de tourner du négatif en positif dans les médias sociaux puisque les clients mécontents le feront savoir à leurs amis et que les clients contents passeront d’autres commandes et auront un bon mot envers une entreprise auprès des autres.

Selon Mme Climans, l’entrepreneur en ligne doit démontrer qu’il est passionné pour ses produits et son entreprise. « C’est le meilleur outil et c’est contagieux – c’est ce qui permet de se distinguer d’autres personnes qui ne sont là que pour l’argent… »

Pour consulter l’édition numérique du magazine de mai 2012 de Direction informatique, cliquez ici

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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