Marketing et publicité sur les téléphones mobiles : faible intérêt des Québécois?


Jean-François Ferland - 23/03/2011

Selon un rapport Mobindex de l’agence Cossette, les utilisateurs québécois de téléphones mobiles sont peu nombreux à utiliser des fonctions de publicité et de marketing sur leurs appareils.

L’agence de communication Cossette, dans un rapport d’enquête de l’outil de mesure en marketing mobile Mobindex qui a été produit en février 2011, rapporte des données relatives à l’utilisation des téléphones mobiles et des téléphones intelligents par les Québécois et les Ontariens. L’étude fait aussi un portrait de la relation des utilisateurs de téléphones mobiles avec les outils de publicité et de marketing.

À propos de la téléphonie mobile dans son ensemble, le rapport Mobindex évalue que 83,5 % des personnes âgées de 18 à 34 ans et 72,2 % des personnes âgées de 35 ans et plus au Québec et en Ontario posséderaient un téléphone cellulaire. En fonction des revenus familiaux, 67,8 % des ménages gagnant moins de 75 000 $ et 80,6 % des ménages gagnant plus de 75 000 $ auraient un téléphone mobile.

Pour le téléphone évolué, l’étude Mobindex rapporte des pourcentages moins élevés. Ainsi, 49,2 % des personnes âgées de 18 à 34 ans et 22,6 % des personnes âgées de 35 ans et plus au Québec et en Ontario auraient un téléphone dit « intelligent ». 33,2 % des hommes et 26,4 % des femmes utiliseraient un tel appareil.

Un peu plus du cinquième (22,5 %) des ménages québécois ayant un revenu familial inférieur à 75 000 $ et 32,4 % des ménages québécois ayant un revenu familial supérieur à 75 000 $ utiliseraient un téléphone évolué.

Autant pour les téléphones mobiles en général que les téléphones évolués, les proportions de ménages utilisant de tels appareils seraient plus élevées en Ontario qu’au Québec, sauf pour les ménages au revenu inférieur à 75 000 $ qui utiliseraient un téléphone évolué (24,5 % au Québec contre 22,2 % en Ontario).

D’autre part, l’étude Mobindex indique que la proportion des personnes qui utilisent un téléphone évolué au Québec et en Ontario augmenterait proportionnellement avec les revenus annuels des ménages. Par exemple, 21 % des ménages ayant un revenu inférieur à 40 000 $, 37,4 % des ménages gagnant entre 75 000 $ et 99 999 $ et 66,7 % des ménages ayant un revenu supérieur à 150 000 $ auraient un téléphone évolué.

Publicité et marketing mobile

L’étude Mobindex de Cossette de février 2011 s’intéresse aussi à la relation qu’ont les utilisateurs québécois et ontariens de téléphones mobiles avec les éléments associés à la publicité et au marketing sur leurs appareils. À la lumière des données incluses dans le rapport, une faible proportion d’utilisateurs s’y intéresseraient pour l’instant.

En général, seulement 16,1 % des utilisateurs québécois et ontariens auraient déjà cliqué sur une publicité sur leur appareil mobile. La proportion de personnes ayant fait ce geste serait plus élevée dans le groupe des gens âgés de 18 à 34 ans (36,2 %) que dans le groupe des gens âgés de plus de 34 ans (8,6 %).

Sur les téléphones évolués, 20,6 % des utilisateurs québécois auraient cliqué sur une publicité, contre 50,4 % en Ontario.

L’étude Mobidex indique que 7,5 % des détenteurs de téléphones québécois auraient déjà participé à une promotion à partir d’un service de messagerie texte, alors que 12 % auraient déjà saisi un code QR à l’aide de leur téléphone évolué.

11,1 % des utilisateurs québécois de téléphones mobiles auraient déjà utilisé leur appareil mobile pour comparer des prix lors d’un achat, alors que 2,2 % auraient déjà utilisé un coupon-rabais à partir de leur appareil mobile.

L’étude Mobindex de Cossette, qui est datée de février 2011, a été produite à l’aide d’un sondage qui a été réalisé par la firme Impact Recherche en janvier 2011. 246 hommes et 254 femmes en Ontario ainsi que 252 hommes et 255 femmes au Québec âgés de 18 à 65 ans ont participé au sondage.

L’étude Mobindex de février 2011 s’est également intéressée à l’utilisation des téléphones mobiles par les Québécois et les Ontariens pour effectuer des tâches liées à la préparation et à la réalisation de voyages.

Lire : Le téléphone mobile, l’outil du voyageur québécois ?

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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