La souplesse de l’urbanisation du système d’information


Gérard Blanc - 21/11/2011

Les évolutions en tout genre des aspects stratégiques des entreprises sont de plus en plus courantes. La vitesse et l’ampleur du déploiement de ces réorientations stratégiques reposent en grande partie sur la capacité et la réactivité des TI.

Tous ces changements organisationnels des entreprises, qu’ils soient des réorganisations, des regroupements, des fusions, des acquisitions, des diversifications, de nouveaux modes de production, de nouveaux canaux de distribution, des partenariats ou des externalisations, contraignent à des modifications structurelles, parfois drastiques, du système d’information.

L’organisation va devoir maîtriser l’évolution nécessaire de son système d’information, le fourbir de la réactivité exigée, sans pour autant accroître les coûts informatiques. C’est « l’urbanisation » du système d’information qu’il faut envisager. Car c’est l’urbanisation qui permettra à l’entreprise de piloter la transformation continue de son système d’information, avec la vitesse, l’intensité et la direction qu’elle planifiera, pour accompagner ses transformations.

Toute démarche d’urbanisation d’un système d’information s’articule autour de quatre grands axes principaux, hiérarchiquement dépendants et qui s’autoalimentent mutuellement. Il s’agit d’abord « du modèle de la planification stratégique », de « la cartographie des processus », de « l’architecture des systèmes en place », et de « l’élaboration » du système d’information cible.

Plus l’écart entre l’architecture actuelle des systèmes et le système d’information cible sera important, plus l’urbanisation sera nécessaire. Les bénéfices en seront d’autant plus tangibles pour l’organisation, sur le plan des TI tout d’abord, mais également de façon très importante sur l’équipe de direction.

L’urbanisation permettra à l’organisation de disposer d’une plus grande souplesse et d’une plus grande facilité pour maintenir son système d’information aligné avec sa planification stratégique et ses différents changements organisationnels.

Dans tous les cas de figure, le projet d’urbanisation devra comporter dans son déroulement plusieurs activités aussi critiques qu’incontournables.

En premier lieu, l’élément central de toute urbanisation du système d’information, comme dans tout processus d’urbanisme quel qu’il soit, est l’élaboration et le maintien « des plans d’urbanisme » adaptés à l’architecture cible et aux différents scénarios de migration projetés. C’est un peu comme le cadastre municipal avec ses cibles de développement du territoire et ses projets d’infrastructures.

Ensuite, il faut planifier la mise en place et le maintien de l’infrastructure technologique fonctionnelle nécessaire pour soutenir le système d’information.

Puis, le développement d’interrelations avec les différents projets en cours ou à venir tels que les alignements stratégiques, les études en amont, et les activités d’accompagnement des projets. Également, l’élaboration et la mise en place des processus et procédures de support, dont impérativement ceux permettant le maintien et la diffusion des cartographies et architectures.

Enfin, il faut mettre en place les procédures nécessaires au pilotage de l’urbanisation et à l’arbitrage des conflits potentiels au sein des projets ou à leur escalade.

Cette approche s’appuie sur un concept calqué sur l’urbanisation des villes. Dans un cas comme dans l’autre, l’urbanisation définit des règles, ainsi qu’un cadre cohérent de gestion, auxquels les différentes parties prenantes se réfèrent pour toute décision d’investissement.




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À propos de Gérard Blanc

Gérard Blanc est directeur conseil.