Université Laval : nouvelle gouvernance et modernisation majeure de systèmes


Jean-François Ferland - 31/03/2009

Selon René Lacroix, vice-recteur adjoint aux systèmes d’information de l’Université Laval, nombreux sont les projets de modernisation dans l’institution d’enseignement. Signe des temps, un accélérateur Van Der Graaf sera converti en supercalculateur.

À l’occasion de l’événement La Tribune des CIO organisé par la section montréalaise du Réseau Action TI, le vice-président adjoint aux systèmes d’information de l’Université Laval, René Lacroix, a fait état de l’ébullition qui a cours sur le campus de l’arrondissement Sainte-Foy à Québec. Dans les faits, M. Lacroix assume le rôle qui est normalement dévolu au chef des systèmes d’information (ou CIO, en anglais).

Le gestionnaire en poste depuis 2007, qui a oeuvré comme professeur de chimie, a fourni un aperçu des actifs informatiques qui sont exploités dans l’institution. Ainsi, les 17 facultés, 5 700 employés et 38 000 élèves répartis dans une trentaine de pavillons, exploitent 13 300 ordinateurs de tables, 3 600 blocs-notes, 246 serveurs et un ordinateur central.

En réseautique, l’université utilise un réseau câblé qui est doté de 25 881 prises Ethernet, plus de 1 000 bornes d’accès sans fil Wi-Fi, 3 880 téléphones IP, 1 357 téléphones analogiques pour un réseau d’urgence, 4 liens de télécommunications dont la bande passante varie de 300 à 500 Mb/s et deux liaisons au réseau de développement Intra-RISQ.

Le vice-recteur a également décrit la structure organisationnelle de l’Université, dirigée de façon bicéphale par un conseil universitaire et un conseil d’administration. Il a souligné que chaque faculté possédait son directeur des technologies de l’information, ce qui implique « 17 façons de penser, 17 façons de voir les choses différemment et 17 besoins différents ». Cette structure inclut également le Service de l’informatique et des télécommunications, qui oeuvre à la gestion des infrastructures institutionnelles, informatiques et de télécommunications sur le campus.

Nouveaux projets, nouvelle gestion

M. Lacroix a établi la liste des projets technologiques en cours dans l’Université, qui auront un impact sur la gestion administrative, sur la prestation de l’enseignement et sur la vie des étudiants. Par exemple, un projet de modernisation du système de gestion des études, qui fait l’objet d’un développement depuis 2005, entre en phase de production. La première phase d’une modernisation des systèmes de gestion des ressources humaines, entamée en 2007, sera amorcée d’ici la fin de l’année.

De plus, un projet a trait à l’intégration des données et des entrepôts de données, tandis qu’un autre vise la gestion des identités et des processus. Également, l’environnement numérique d’apprentissage sera numérisé par une nouvelle plate-forme qui placera l’étudiant au coeur de la gestion.

D’ailleurs, les enjeux de gestion qui sont liés aux projets technologiques sont multiples. Notamment, les décideurs doivent prioriser les projets ou les activités de projets, intégrer et réutiliser les technologies propriétaires et libres, et établir les impacts architecturaux de ces projets. Surtout, a souligné M. Lacroix, la sécurité doit être prise en compte lors de l’évaluation des projets.

M. Lacroix a fait état des importants changements en cours au niveau de la structure décisionnelle de la gouvernance des TI, qui repose sur quatre bureaux (stratégie, projets, architecture, sécurité). Ainsi, le vice-recteur adjoint a dit qu’il devait inciter les divers intervenants à contribuer aux projets, à discuter et à l’alimenter en information. D’autre part, il doit véhiculer « la bonne nouvelle » et oeuvrer à petits pas à changer les discours au sein de l’institution.

Même contenant, nouveau contenu

Un élément intéressant de l’allocution de M. Lacroix a été la description d’une grappe de calcul, qui sera exploitée dans l’enveloppe en béton d’un ancien accélérateur Van der Graaf, adjacent au pavillon d’Optique photonique.

Cette grappe, qui constituera l’un des deux supercalculateurs utilisés par le consortium de recherche CLUMEQ (Consortium Laval, Université du Québec, McGill et Est-du-Québec), sera constituée de 960 noeuds totalisant 1 920 processeurs, de 15 360 Go de mémoire vive et de 3 téraoctets de stockage, pour une capacité de traitement d’opérations de 75 téraflops.

La grappe devrait être inaugurée en juin 2009. Une autre grappe de calcul est en cours d’installation à l’École de technologie supérieure à Montréal.

Jean-François Ferland est journaliste au magazine Direction informatique.




À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d’adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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