La sécurité de la réseautique à l’avant-plan


Jean-François Ferland - 22/11/2006

Frost & Sullivan souligne l’intérêt et la confusion à propos du contrôle de l’accès au réseau, alors que la firme britannique Ovum s’interroge à propos de la sécurité de la voix sous IP.

Alors qu’un nombre croissant d’employés et de consultants accèdent à distance aux informations internes d’une organisation par le biais du réseau Internet, la firme Frost & Sullivan s’est intéressée au marché du contrôle de l’accès au réseau pour les utilisateurs locaux et distants. Ce marché, qui pourrait générer des revenus de 85 millions $US à l’échelle mondiale au terme de l’année 2006, pourrait représenter 600 millions $US en 2013.

La pression visant à assurer la sécurité et le caractère privé des données ainsi que des obligations législatives imposées par des lois comme Sarbanes-Oxley inciteraient plusieurs organisations à rehausser leurs systèmes de sécurité. Selon Frost & Sullivan, des organisations comptant un grand nombre d’utilisateurs ingérés, comme les entreprises, les universités et les institutions de santé, auraient intérêt à recourir à une architecture de contrôle de l’accès au réseau.

La firme note que le marché des produits du genre est très fragmenté, alors que certains fournisseurs offrent des produits s’intégrant au sein d’une architecture et que d’autres suggèrent des appareils tout-en-un, ce qui entraînerait une certaine confusion auprès des clients. Elle recommande aux fabricants de produits de procéder à l’éducation de la clientèle ainsi qu’à l’établissement de cas de référence pour corriger les perceptions erronées qui peuvent ralentir la croissance de ce marché.

Voix sous IP : insouciance envers la sécurité?

La conversion des organisations vers la téléphonie à protocole IP s’intensifie, certes, et les avantages formulés sont nombreux. Cependant, la firme britannique Ovum estime que les entreprises et les fournisseurs de services, qui se soucient davantage de la qualité de la voix et des fonctionnalités offertes, devraient se préoccuper des risques associés à la sécurité.

Les analystes indiquent que la mention d’informations névralgiques lors d’appels téléphoniques ou la réception d’appels de télévente non sollicités constituent les principales préoccupations des organisations qui s’interrogent à propos de la sécurité de la voix sous IP, mais ils indiquent que les polluriels téléphoniques, l’hameçonnage, la fraude de péage et les attaques par déni de service constituent des risques spécifiques qui pourraient menacer cette technologie.

Une carence en sensibilisation des utilisateurs expliquerait la faible demande pour une sécurité accrue des produits et services de voix sous IP. Les organisations devraient opter pour la protection de la passerelle téléphonique des attaques traditionnelles provenant du réseau IP et l’utilisation de technologies de filtrage, alors que les fournisseurs de services publics et gérés devraient prendre les devants en matière de sécurisation des services.




À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d’adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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