Microsoft ajoute le français canadien à son outil de traduction


    Catherine Morin - 20/10/2020

    Afin d’offrir une expérience plus inclusive aux Canadiens francophones, Microsoft lance le français canadien comme option de langue unique dans son application Microsoft Translator.

    Image : Microsoft

    Jusqu’à maintenant, le système traitait la langue française dans son ensemble, sans tenir compte de sa provenance. Même si l’application parvenait à traduire le français canadien, il n’était pas possible de le choisir spécifiquement en tant que langue de départ ou d’arrivée, ce qui générait parfois des inexactitudes.

    À compter d’aujourd’hui, les utilisateurs de Microsoft Translator peuvent choisir l’option « Français (Canada) » dans une direction ou dans l’autre pour chacune des quelques 70 langues prises en charge par la solution.

    L’option sera bientôt disponible dans les produits auxquels Translator est intégré, comme la suite Office, Bing, Edge, Immersive Reader et Azure Cognitive Services.

    Les utilisateurs d’Azure Cognitive Services pourront aussi sélectionner le français canadien avec l’option Speech, qui allie les capacités de Translator à la reconnaissance et à la synthèse vocales pour traduire de la parole à la parole ou d’un texte vers la parole.

    Comme le souligne Microsoft sur son blogue, il s’agit d’une étape importante, puisque le français est la première langue de plus de sept millions de Canadiens, soit 20 % de la population du pays. Deux autres millions de Canadiens le parlent comme langue seconde.

    Bien que le français canadien et le français européen partagent plusieurs caractéristiques et qu’il soit possible à leurs locuteurs de se comprendre mutuellement, ils présentent des différences de vocabulaire et de prononciation importantes. On trouve aussi plusieurs expressions idiomatiques propres au français canadien qui n’ont pas de sens pour des locuteurs du français européen, et vice-versa.

    Certains mots utilisés dans les deux types de français ont aussi une signification différente au Canada et en France. Par exemple, en France, on parlera d’un téléphone cellulaire comme d’un « portable ». Ici, on emploie généralement ce terme pour désigner un ordinateur.

    Microsoft indique avoir travaillé avec des traducteurs et des consultants de partout au Canada sur des modèles qui permettent de traduire avec précision le français de diverses régions.

    Cet exercice est essentiel au perfectionnement de l’option, puisqu’on observe des variations dans le choix des mots d’une région du Canada à une autre. Par exemple, une voiture est souvent appelée « auto » au Québec, mais les Néo-Brunswickois utilisent plus couramment le mot « char ».

    L’entreprise continue de recueillir des données pour rendre son système encore plus précis.




    À propos de Catherine Morin

    Éditrice - Direction Informatique