La courbe d’adoption de l’infonuagique

17/10/2014

André Giroux

André Giroux

BLOGUE – Que ce soit à l’université ou dans le cadre du travail, vous avez appris ce qu’est la courbe d’adoption. Où en sommes-nous avec l’infonuagique?

Contrairement aux progiciels de gestion d’entreprise (PGI), l’adoption d’une plateforme intégrée pour l’ensemble des activités de l’entreprise se fait de façon binaire : on y va ou pas. Pour l’infonuagique, comme c’est le cas avec le recours à un fournisseur de service d’application, la virtualisation ou d’autres technologies, on peut considérer d’y aller graduellement. En effet, intégrer les comptes fournisseurs dans un PGI signifie qu’on pourra intégrera les comptes client dans un deuxième temps.

Certaines applications sont plus propices que d’autres à l’adoption de l’infonuagique. Le courriel, les sites web et la gestion de la relation client sont des cas classiques qui ont séduit rapidement les entreprises. Tel que mentionné dans un billet précèdent, le marché se trouve entre l’adoption naturelle d’un côté et la méfiance totale de l’autre. Donc, où en sommes-nous?

(Image : Thinkstock)

(Image : Thinkstock)

« Ça dépend… » est la meilleure réponse que j’entends – nos clients se considèrent parfois comme précurseurs, d’autres fois comme étant totalement en retard. Donc on ne peut dire que le « marché est rendu là », car encore aujourd’hui la liste des meilleures applications ou utilisations de

l’infonuagique a changé. Selon où chacun est rendu, l’application « du jour » détermine le niveau d’adoption de l’infonuagique. L’intelligence d’affaires et les technologies d’entrepôts de données sont en haut de la liste. Certainement, plusieurs clients qui ont décidé d’utiliser une forme d’infonuagique déterminent la prochaine vague vers l’infonuagique.

Je compare souvent les initiatives en infonuagique à un élan de golf : lorsque celui-ci est engagé, il est difficile de l’arrêter. C’est pourquoi plusieurs clients amorcent leur élan en infonuagique, puis cherchent des opportunités pour en faire davantage… ou poursuivre leur élan de golf.

Revenons à l’intelligence d’affaires : nous sommes au début de la courbe. L’intelligence d’affaires ou la déclaration de données d’entreprise apporte souvent une application nouvelle dans l’organisation : que contrairement au courriel, à la gestion de la  relation client ou à la gestion documentaire, il n’y avait rien de formel sur site. Puisqu’on débute en infonuagique, il y a peu de migration, d’héritage ou de vécu, si ce n’est que d’organiser le « macramé de données » que chaque entreprise possède.

Cette perspective amène son lot de risque, mais aussi d’avantages. Par exemple, si ça ne fonctionne pas, on peut reculer sans avoir trop de dommage. Pas besoin de recycler des serveurs en presse-papier ou des licences en autre chose. On dé-commissionne comme on a commissionné en quelques heures sans impact financier.

Cette nouvelle vague d’application démarre un cycle d’adoption qui est particulier au domaine. Toutefois, bonne nouvelle pour les entreprises intéressées par l’infonuagique : il existe présentement une feuille de route qui permettant d’analyser, chiffres à l’appui, le taux de succès, d’adoption et de continuité de l’infonuagique, et ce par domaine applicatif ou domaine d’affaires.

Positionnez-vous sur la courbe d’adoption, par sujet, par application ou par groupe, afin de déterminer votre statut réel de précurseur… ou d’ancêtre. Où en êtes-vous?


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André Giroux est vice-président, Ingénierie d’affaires et Technologies cloud computing chez SimplicITI.
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