Un mandat plus large pour une société canadienne de négociation de rançongiciels


Deux des noms les plus connus au Canada dans le domaine de la cybersécurité s’associent à nouveau, cette fois pour diriger une entreprise spécialisée dans la réparation post-brèche.

Daniel Tobok et Ed Dubrovsky, respectivement fondateur et ancien directeur général de la société torontoise de réponse aux incidents Cytelligence, sont maintenant derrière Cypfer, qui passe de la négociation de rançongiciels au conseil en récupération post-incident.

Source : guruXOOX / Getty

Les deux hommes ont quitté Cytelligence récemment, après être restés dans cette entreprise suite à son acquisition par le géant de l’assurance et du conseil Aon plc.

Au début du mois dernier, Tobok a annoncé qu’il avait acheté Cypfer, une société de Toronto. Quelques semaines plus tard, il a annoncé que Dubrovsky avait rejoint l’entreprise en tant que directeur général.

Dubrovsky a dirigé des cabinets internationaux de conseil en sécurité en plus d’être directeur de la sécurité de l’information (CISO) et directeur de l’exploitation.

« Il y a un très grand écart sur le marché aujourd’hui. Lorsque les entreprises sont piratées, personne ne les aide à se remettre en marche après l’incident. Toute notre stratégie consiste à créer la plus grande organisation mondiale qui s’occupera de la remédiation après une violation », a déclaré Tobok dans une interview depuis Miami, où il habite maintenant.

Cypfer compte 52 employés à Toronto. Tobok espère en ajouter bientôt 30 à Miami, qui, selon lui, est devenue un grand centre technologique. Il envisage également d’ouvrir des bureaux en Europe, dans les Caraïbes et en Amérique du Sud.

Le fondateur et président de Cypfer, Jason Kotler, restera dans l’entreprise en tant que président. Dubrovsky sera responsable de la stratégie, de l’exécution, de l’innovation et de la croissance.

Pour plus de détails, l’article original (en anglais) est disponible sur le site IT World Canada, une publication sœur de Direction informatique.

Lire aussi :

La marque de rançongiciel Conti est morte, mais le groupe se restructure

Les RSI canadiens privilégient la prévention dans la lutte aux rançongiciels

Les tendances des rançongiciels

Traduction et adaptation française par Renaud Larue-Langlois

Howard Solomon
Howard Solomon
Actuellement rédacteur pigiste, Howard est l'ancien rédacteur en chef de ITWorldCanada.com et de Computing Canada. Journaliste informatique depuis 1997, il a écrit pour plusieurs publications sœurs d'ITWC, notamment ITBusiness.ca et Computer Dealer News. Avant cela, il était journaliste au Calgary Herald et au Brampton Daily Times en Ontario. Il peut être contacté à [email protected]

Articles connexes

Un gang de rançongiciels offre un décrypteur à l’hôpital SickKids de Toronto

Dans des excuses du Nouvel An, le gang de rançongiciels LockBit a exprimé ses regrets d'avoir attaqué l'hôpital pour enfants malades (SickKids) de Toronto et a envoyé un décrypteur gratuit afin que les fichiers puissent être déchiffrés.

Un hôpital pour enfants de Toronto confirme avoir été frappé par un rançongiciel

Dans une déclaration en ligne aujourd'hui, l'hôpital a déclaré qu'il prévoyait qu'il ne faudrait que quelques semaines avant que tous les systèmes fonctionnent normalement. Il n'y a aucune preuve à ce jour que les renseignements personnels généraux ou sur la santé aient été touchés.

Un cyberincident pourrait coûter 25 millions de dollars à la chaîne de supermarchés Empire

La chaîne de supermarchés canadienne Empire Co. pourrait devoir essuyer une perte de 25 millions de dollars canadiens pour des coûts non couverts par la cyberassurance suite à la cyberattaque qu'elle a subie le mois dernier.

Aliments Maple Leaf confirme avoir été victime d’un rançongiciel et ne paiera pas la rançon

Le gang de rançongiciels Black Basta répertorie désormais le transformateur de viande canadien Aliments Maple Leaf parmi ses victimes. Ce n'est pas clair, mais cela pourrait être lié au cyberincident que la société a reconnu plus tôt ce mois-ci.