Québec offre une prime aux découvreurs de failles


Renaud Larue Langlois - 06/05/2022

Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique et ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Protection des renseignements personnels, Éric Caire, annonce cette semaine le lancement du Programme de prime aux bogues, un nouvel outil pour rehausser la sécurité des actifs informatiques gouvernementaux.

Image : Getty

L’initiative est une première dans une administration publique tant au Québec qu’au Canada. Le gouvernement permettra donc, sous son contrôle, aux chercheuses et chercheurs en sécurité informatique se spécialisant dans la détection des failles d’avoir accès à certains actifs pour y trouver des failles susceptibles de compromettre la sécurité des donnée des Québécoises et Québécois.

Par cette initiative, le gouvernement du Québec et établi une collaboration balisée avec ces ressources qui détiennent une expertise de pointe.

« La collaboration de la communauté de chercheurs en sécurité de l’information est essentielle afin de lutter efficacement contre les cybermenaces et les cyberattaques. Je suis fier d’initier ce programme qui mettra l’expertise de l’État en commun avec celle du milieu. Cette approche novatrice offrira assurément une plus grande force de frappe pour identifier les potentielles vulnérabilités informatiques de nos actifs et surtout, de les corriger rapidement. Par des actions comme celle-ci, nous pourrons augmenter le niveau de sécurité des services publics et des échanges électroniques gouvernementaux au sein du gouvernement du Québec », a indiqué le ministre Caire dans un communiqué.

Les actifs sélectionnés seront copiés dans des environnements de tests et aucun renseignement personnel ne sera accessible aux chercheurs qui les analyseront. Ils seront disponibles sur la plateforme de la firme française YesWeHack, un leader européen en la matière.

La stratégie devrait permettre d’accroître la sécurité et de renforcer les actifs informatiques québécois de façon avantageuse puisque les chercheurs seront rémunérés seulement pour les vulnérabilités découvertes. La rémunération varie de 50 $ à 7 500 $ par vulnérabilité identifiée, selon son niveau de préjudice et de criticité.

Le programme s’inscrit dans l’atteinte des objectifs de la Politique gouvernementale de cybersécurité :

  • Former le personnel de l’État afin qu’il assure la première barrière de sécurité quant aux cyberattaques
  • Accélérer la prise en charge des vulnérabilités au sein de l’appareil gouvernemental
  • Engager des partenariats de collaboration en matière de recherche et d’innovation

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