Mieux enseigner : une plateforme au service des « édupreneurs »

Unique dans le cyberespace francophone, la boutique en ligne MieuxEnseigner est une plateforme d’achat, de vente et de partage de matériel scolaire créée par et pour le personnel enseignant.

MieuxEnseigner
Azim Mandjee, conseiller en francisation à l’Office québécois de la langue française et membre du jury; Coralie Piotr, stagiaire, MieuxEnseigner; Tony DiCaprio, président, MieuxEnseigner; et Marie-Thérèse Delfosse, directrice pour le Canada, MieuxEnseigner.

La version .ca a été lancée au Québec en janvier 2014 puis, à l’automne 2014, les versions .fr et .be ont été propulsées sur les marchés français et belge. À ce jour, quelque 3500 produits, classés par matière et par année scolaire, sont regroupés dans ce même lieu virtuel. On y trouve une grande diversité de matériel comme des fiches à découper, des exercices de conjugaison ou encore des jeux de cartes pour apprendre à additionner. La plupart des produits, offerts sous forme de fichiers PDF à télécharger, coûtent environ cinq dollars.

La plateforme a été conçue comme une « multiboutique » dans laquelle il est possible de naviguer horizontalement. Les enseignantes et enseignants peuvent ainsi y vendre ou y acheter du matériel, peu importe le territoire où ils se trouvent.

Pour créer cette plateforme, le fondateur et créateur du concept, Tony DiCaprio, s’est inspiré du site d’échange de matériel pédagogique étasunien TeachersPayTeachers. L’idée était d’offrir aux enseignants, qui consacrent beaucoup de temps à la création de leur matériel, un lieu où pouvoir le vendre facilement. Ces derniers sont ainsi devenus des « édupreneurs », c’est-à-dire à la fois des éducateurs et des entrepreneurs. Ils peuvent d’ailleurs recevoir jusqu’à 80 % des recettes réalisées grâce à la vente de leur matériel, ce qui est beaucoup mieux que les 10 % que leur versent en général les maisons d’édition.

De plus, cette plateforme propose une multitude d’outils à tous ceux et celles qui n’ont pas toujours le temps de créer leur propre matériel. À ce jour, 15 000 personnes établies au Québec, en France ou en Belgique se sont abonnées à la boutique virtuelle et quelque 10 000 commandes y ont été effectuées. « Au final, les enfants sont les grands gagnants, car les produits vendus sur MieuxEnseigner ont pour vocation de contribuer à leur apprentissage de manière logique et agréable. Nous constatons tous les jours à quel point les produits mis en ligne par les “édupreneurs” sont de grande qualité », explique Anne Marie Babkine, dirigeante chargée des communications.

Les réseaux sociaux : une aide complémentaire

L’utilisation des réseaux sociaux est devenue indispensable à toute entreprise désireuse d’élargir son cercle d’abonnés. Les réseaux sociaux dits « spécialisés » sont d’ailleurs de plus en plus demandés. C’est pourquoi l’équipe de MieuxEnseigner alimente une page Facebook, un fil Twitter, un babillard Pinterest ainsi qu’un blogue afin de devenir « la » référence au sein de la communauté scolaire francophone. La diffusion d’une infolettre lui permet également d’informer ses membres sur une panoplie de sujets liés au monde de l’éducation. « Nous voulons offrir un réseau stimulant et diversifié pour que nos visiteurs demeurent engagés dans notre communauté, nous offrant ainsi de nombreuses occasions de leur vendre des produits et des services. Dès notre première année d’activité, le nombre d’abonnés à nos réseaux sociaux a d’ailleurs dépassé nos attentes, ce qui démontre qu’il y a là un réel besoin à combler », précise Mme Babkine.

La plateforme MieuxEnseigner a certainement trouvé son créneau en offrant au personnel enseignant un lieu où s’approvisionner en matériel original de toute sorte. Chose certaine, ce produit se distingue de tout ce qui est offert en français à l’heure actuelle sur le Web. L’équipe de MieuxEnseigner a d’ailleurs été récompensée trois fois plutôt qu’une au cours de la dernière année et demie. En effet, après avoir été lauréate du Concours québécois en entrepreneuriat – catégorie Services aux individus, elle a reçu un Mérite du français dans les TI – catégorie Nouveau site ou nouvelle section d’un site, puis l’OCTAS du français.

« Nous aimerions toucher toutes les personnes qui sont liées de près ou de loin à l’enseignement ou à l’éducation. Nous pensons notamment aux orthopédagogues, aux professionnels en enseignement spécialisé, aux parents et aux éducatrices en garderie. Notre objectif est d’étendre nos horizons en vue de devenir une référence incontournable pour les éducateurs francophones de partout sur la planète », conclut Mme Babkine.

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