La performance des réseaux canadiens pratiquement inchangée

La société de recherche sur les réseaux Ookla a récemment publié son analyse trimestrielle de l’Internet mobile et fixe pour le Canada. Avec la prolifération des environnements de travail hybrides, les performances des réseaux deviennent de plus en plus importantes. À cet égard, le rapport démontre que les vitesses mobiles du Canada seraient suffisantes pour prendre en charge la plupart des fonctions de travail à distance comme les réunions Zoom et les applications de bureau à distance.

Image : Getty

Le rapport révèle que la vitesse de téléchargement mobile a légèrement baissé depuis le dernier trimestre, passant d’environ 103,77 Mbps en avril à 94,5 Mbps en juin. Ça demeure un peu plus rapide qu’à la même époque l’année dernière, alors qu’Ookla mesurait 90,97 Mbps. Les vitesses de téléversement sont restées stables, passant légèrement de 16,13 Mbps en avril à 14,81 Mbps en juin. La latence a connu une tendance similaire, mesurant à seulement 34 ms, augmentant de seulement 3 ms depuis le dernier trimestre. Dans l’ensemble, le classement mondial du Canada a chuté d’une place ce trimestre, pour se situer au 32e rang.

Si on considère la vitesse médiane, le Canada s’est classé 24e au monde, avec une vitesse de téléchargement médiane de 61,52 Mbps et une vitesse de téléversement de 7,57 Mbps.

Telus s’est classée au premier rang pour la vitesse de téléchargement médiane, avec 79,09 Mbps. Elle est suivie de Bell à 72,46 Mbps et de Rogers à 60,36 Mbps. Mais à 9,21 Mbps, Rogers avait le dessus sur les vitesses de téléversement médianes. Telus suit à 7,98 Mbps, puis Bell à 7,42 Mbps. Rogers avait également la latence médiane la plus faible des trois avec 25 ms, 1 ms de moins que Bell ou Telus, mais la différence serait imperceptible dans la grande majorité des cas d’utilisation, même dans les applications sensibles à la latence comme les jeux.

Géographiquement, Ookla a mesuré les vitesses de téléchargement médianes les plus élevées du pays à Terre-Neuve-et-Labrador avec 72,81 Mbps. Vient ensuite l’Alberta avec 70,58 Mbps. Ce n’est qu’en troisième place que nous retrouvons l’une des provinces les plus populeuses du Canada, la Colombie-Britannique qui est à égalité avec l’Alberta à 70,42 Mbps, tandis que l’Ontario se classe cinquième à 64,44 Mbps. Les Territoires du Nord-Ouest se sont classés derniers avec seulement 15,28 Mbps.

St. John’s à Terre-Neuve-et-Labrador, Halifax en Nouvelle-Écosse et Regina en Saskatchewan avaient les vitesses mobiles les plus rapides. Toronto s’est classée quatrième, Québec septième et Vancouver 11e. Montréal et Ottawa se classent respectivement treizième et quatorzième.

Pour plus de détails, l’article original (en anglais) est disponible sur IT World Canada, une publication sœur de Direction informatique.

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Adaptation et traduction française par Renaud Larue-Langlois

Tom Li
Tom Li
Les télécommunications et le matériel grand public sont les principaux sujets couverts par Tom chez IT World Canada. Il aime parler de l'infrastructure de réseau du Canada, des produits semi-conducteurs et, bien sûr, de tout ce qui est nouveau dans le domaine des technologies grand public. Vous le verrez aussi occasionnellement signer des articles sur les actualités liées à l'infonuagique, à la sécurité et au logiciel en tant que service. Si vous êtes prêt pour une longue discussion sur les nuances de chacun des secteurs ci-dessus ou si vous avez un produit à venir que les gens vont adorer, n'hésitez pas à lui envoyer un message à tli@itwc.ca.

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