Impressions polyvalentes sur un coin de bureau


Jean-François Ferland - 21/05/2008

Nous avons mis à l’essai l’imprimante laser couleur HL-4070CDW, sans fil et recto verso, ainsi que l’imprimante à étiquettes P-Touch QL-570 de Brother. Le fabricant a aussi lancé une nouvelle gamme d’appareils multifonctions.

HL-4070CDW : en couleur, en duplex et sans-fil

Devant la grande popularité de l’impression en couleur, les fabricants d’imprimantes laser misent davantage sur l’offre d’appareils polychromes à des prix plus abordables. En parallèle, la transmission des données sans fil ne cesse de gagner en popularité. Le modèle HL-4070CDW (549,99 $) de Brother répond non seulement à ces deux tendances, mais il intègre également l’impression en duplex.

De l’extérieur, l’appareil est convivial en matière de navigation dans les menus (disponibles en français) qui s’affichent sur un écran ACL alphanumérique. Cet écran, par ailleurs,indique le niveau de toner des cartouches ainsi que l’activation de la capacité de réception des données sans fil. Sur le côté, on retrouve une loge qui permet d’ajouter facilement de la mémoire vive.

À l’ouverture du panneau frontal, on constate le bon travail de conception qu’a effectué le fabricant pour faciliter le travail de remplacement des fournitures. Des pictogrammes, des numéros et des leviers en couleur permettent de retirer et d’insérer avec facilité les modules requis par l’appareil. D’ailleurs, l’imprimante a recours à un pratique panier qui contient les quatre cartouches de toner en configuration CMYK (cyan, magenta, jaune et noir). Notons la fourniture d’étiquettes qui permettent de franciser l’identification des boutons situés sur le dessus de l’imprimante.

La configuration de l’appareil et l’installation des pilotes s’effectuent promptement à l’aide du disque optique compact fourni. Ce modèle peut être branché de trois façons à un ordinateur ou à un réseau, soit par un câble USB, par un câble Ethernet ou par une liaison sans fil Wi-Fi de type b ou g. Dans ce dernier cas, il faut recourir à un routeur sans fil pour la transmission des données d’un ordinateur vers le périphérique.

Sans fil

La configuration initiale de la liaison Wi-Fi peut être effectuée par le biais des capacités sans fil d’un poste de travail, mais il est plus facile de procéder à cette première configuration en branchant temporairement l’imprimante au routeur. La liaison sans fil peut être sécurisée au moyen des protocoles les plus courants. Il suffit ensuite que l’imprimante soit située à une portée raisonnable du routeur pour assurer une transmission adéquate des données.

Rapidement, les collègues de travail ont mis à l’essai l’imprimante qui s’est ajoutée au menu des périphériques mis à leur disposition. Le temps requis pour l’envoi des données sans fil à l’imprimante est similaire à celui qui est requis pour une impression en réseau par le biais d’un câble Ethernet.

L’imprimante peut produire des impressions en deux résolutions, soit à 600 X 600 points par pouce (ppp) ou à 2 400 X 600 ppp. Le menu d’impression permet notamment de calibrer la luminosité, le contraste, la saturation et les couleurs en mode RVB (rouge, vert, bleu), ce qui peut être requis lorsque la concordance des couleurs est importante. Les impressions de texte, de graphiques et de dessins sont claires et précises, autant pour des documents produits par un logiciel traitement de texte que des documents vectoriels (PDF).

Bien que ce ne soit pas sa fonction principale, ce périphérique imprime convenablement des photographies sur du papier ordinaire et les résultats sont meilleurs avec du papier pour imprimantes laser couleur. On remarque un petit picotement sur les images, tout comme de légères marques laissées par le mécanisme de transport. Nous n’avons pas fait l’essai de papier photographique, puisqu’il ne figure pas parmi les options de supports compatibles avec l’imprimante.

Mais le résultat final sur du papier non photographique, qui convient aux impressions de documents internes, éphémères ou non commerciaux, est appréciable en comparaison avec certaines impressions de modèles à jet d’encre.

Patience

Il faut faire preuve d’un peu de patience envers la vitesse d’impression de l’imprimante. Pour imprimer à froid une photographie de 2 Mo à résolution de 1 600 X 1 200 ppp, il a fallu 48 secondes pour que l’imprimante termine son préchauffage et une minute 38 secondes au total pour obtenir l’image. Toutefois, les images suivantes étaient imprimées à une cadence de deux pages à la minute. L’impression en mode recto d’un document de 44 pages composé de texte et d’illustrations a nécessité sept minutes.

Une des caractéristiques intéressantes de ce modèle est sa capacité à imprimer des images en mode recto verso. Il est intéressant de voir une feuille sortir du périphérique après l’impression d’un côté, pour aussitôt y retourner pour l’impression de l’autre côté. Il est possible de préciser si le document sera relié, afin que l’imprimante décale les marges en conséquence. L’impression d’un fichier vectoriel de 46 pages a nécessité une douzaine de minutes, ce qui est raisonnable. La vitesse d’impression est une notion relative, et le résultat final satisfait ceux et celles qui savent patienter.

On peut ajouter à l’imprimante un deuxième plateau de papier d’une capacité de 500 pages (299 $). Les cartouches de toner à capacité normale coûtent 69,99 $ pour le noir et 79,99 $ pour chacune des trois couleurs, alors que les cartouches à grande capacité coûtent 79,99 $ pour le noir et 149,99 $ pour les couleurs.

Somme toute, le modèle HL-4070CDW, avec un bon rapport qualité-prix, une capacité de liaison sans fil et l’impression recto verso, convient aux besoins d’impression dans les petits bureaux, les groupes de travail et à domicile.

P-Touch QL-570 : évolution

L’imprimante à étiquettes P-Touch QL-570 (119,99 $), qui a recours au procédé d’impression thermique monochrome pour produire des rubans et des autocollants de divers formats dans les environnements Windows et Macintosh, succède au modèle QL-550 dont nous avons parlé en mai 2006.

Au niveau de l’apparence, le boîtier gris et argenté de ce périphérique est plus compact et son style est différent du modèle précédent. Les boutons, maintenant rectangulaires, sont situés au-dessus de la fente de sortie des étiquettes. Toutefois, c’est à l’intérieur de l’appareil que l’on remarque quelques changements d’importance. Premièrement, il n’y a plus de levier qui sécurise le porte-rouleau d’étiquettes, alors que cet accessoire est maintenu en place par le même socle latéral que dans le modèle précédent.

Également, la lame de coupure des étiquettes fait toute la largeur de la fente de sortie des étiquettes et se déplace à la verticale. Le modèle QL-550 était doté d’une petite lame qui se promenait de gauche à droite. La nouvelle lame coupe rapidement les étiquettes, alors que son moteur fait moins de bruit que dans le modèle précédent. Toutefois, il n’est plus possible de remplacer la lame une fois qu’elle est émoussée.

L’impression des étiquetttes, dont le contenu est conçu à l’aide de la version 5.0 du versatile logiciel P-Touch, s’effectue adéquatement dans son ensemble. Le texte, les logos, les dessins et les photos qui sont agencés sur les documents sont bien imprimés et bien centrés, grâce aux repères situés à l’endos des rouleaux d’étiquettes. La résolution de 300 X 600 points par pouce donne une belle allure aux autocollants imprimés. À quelques occasions, on peut déceler de légères imperfections, comme un petit bout de caractère manquant, si l’on se colle le nez sur l’étiquette.

Également, l’imprimante prend un plus de temps pour produire une étiquette qu’avec le modèle précédent, alors que l’appareil imprime une petite portion de l’étiquette à la fois. Toutefois, le procédé ne prend qu’une ou deux secondes de plus qu’auparavant, surtout avec les étiquettes au contenu fort chargé.

Les fournitures disponibles sont les mêmes qu’avec les autres modèles de la gamme QL, soit des étiquettes d’adresse et d’identification de diverses tailles, de petites étiquettes pour les disques optiques compacts et des rouleaux en continu.

Nouveaux modèles multifonctions

Par ailleurs, Brother a mis en marché deux gammes d’appareils multifonctions, soit la DCP-7000 et la MFC-7000, qui sont destinées aux PME. Ces appareils ont en commun une capacité d’impression monochrome de 23 pages à la minute en impression et en copie, un numériseur couleur à résolution maximale interpolée de 19 200 X 19 200 ppp, un bac à papier pouvant contenir 250 pages et un alimenteur manuel.

Deux appareils ont comme fonctions principales la copie de documents, soit le modèle DCP-7030 (199 $) et le modèle DCP-7040 (229 $) qui est bonifié par un alimenteur automatique de 35 pages. Les deux autres appareils, qui intègrent un télécopieur 14,4 Kbps à même l’appareil et une fonction de télécopie par ordinateur, peuvent être partagés en réseau par le biais d’une interface Ethernet. Le modèle de base est le MFC-7440N (299 $). Le modèle MFC-7840W, qui est muni d’un télécopieur 33,6 Kbps, offre en plus une capacité de liaison sans fil Wi-Fi 802.11 b/g, un écran à cristaux liquides rétroéclairé et les langages d’émulation PCL-6 et BR-Script3.

Jean-François Ferland est journaliste au magazine Direction informatique.


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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d’adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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