IBM fête ses cent ans (1/2)

Le 16 juin 2011, le fournisseur de solutions informatiques IBM a fêté le centième anniversaire de sa fondation.

Voici une première série d’innovations et de moments marquants dans l’histoire de l’entreprise, dont plusieurs ont transformé le travail des organisations ou la vie en société.

Ci-dessous : Les logos des entreprises fusionnées en 1911 pour former IBM ainsi que les évolutions du logo de l’entreprise.

slide 1


1911 – Les précurseurs d’IBM

En 1911, l’homme d’affaires Charles Flint fusionne les entreprises Tabulating Machine Company (tabulatrices), Computing Scale Company (balances et trancheuses à viande) et International Time Recording Company (chronographes). La nouvelle entreprise est nommée Computing-Tabulating-Recording Company (CTRC).

Du catalogue de la compagnie, les tabulatrices connaissent un succès à l’échelle mondiale pour la tenue des recensements.

L’entreprise est renommée International Business Machines en 1924.
slide 1



1917 : Inventions et brevets

En 1917, Thomas Watson embauche James W. Bryce, un ingénieur qui jouera un rôle important dans le développement de la propriété intellectuelle chez IBM.

En 1939, dans une lettre de deux pages, il décrit des projets qui mèneront à l’enregistrement magnétique des données, à l’utilisation des faisceaux de lumière en informatique et à la création d’un des premiers ordinateurs numériques. Il évoque aussi l’emploi d’effets électroniques et de lampes à tube pour des dispositifs informatiques.

IBM détient environ 26 000 brevets actifs aux États-Unis et plus de 40 000 brevets à l’échelle mondiale.

slide 2



1928 – La carte perforée IBM

En 1928, IBM dote la carte perforée de 80 colonnes et de 10 rangées de trous rectangulaires. Elle offre ainsi le double de la capacité de stockage d’information sur une carte de même format que celle à trous ronds, ce qui réduit les contraintes de mise à niveau des tabulatrices déjà utilisées dans le marché. En 1930, la carte sera dotée de 12 rangées.

Jusqu’à la fin des années 1960, la «  carte perforée IBM  » sera le principal support pour le stockage, le tri et le rapport des données en informatique.

slide 3


1934 – L’automatisation des vérifications de chèques

En 1934, IBM commercialise la machine 801 Bank Proof, qui sert au contrôle des chèques dans les banques.

Apte à faire la liste, la séparation et l’encaissement de chèques et de faire la somme des montants, cette machine remplace les compte-rendu manuscrits des caissiers. Elle constitue la première innovation d’IBM pour le secteur bancaire.

En quatre ans, malgré la stagnation de l’économie américaine, IBM installe près de 500 machines de contrôle des chèques chez plus de 140 clients.

slide 4


1937 – Traitement des données pour l’aide sociale aux É.-U.

En 1937, le Social Security Act impose le revenu de 27 millions de travailleurs et 3,5 millions d’employeurs américains afin de créer un fonds de pension pour les retraités. À l’époque, c’est la plus importante initiative de comptabilité de l’histoire des États-Unis.

IBM livre et l’installe quelque 400 tabulatrices à temps pour le début du programme. Des milliers de clients lui demandent de leur fournir des systèmes de traitement aux fins de la comptabilité.

Ce contrat jouera un rôle crucial dans la croissance d’IBM.

slide 5



1946 – La première calculatrice électronique commerciale

En 1946, IBM met en marché le IBM 603 Electronic Multiplier, la première calculatrice électronique commerciale. C’est le premier produit commercial à être doté de circuits arithmétiques électroniques.

À l’aide de 300 tubes à vide et de circuits électroniques, elle calcule deux nombres à six chiffres dix fois plus rapidement que tout autre machine à l’époque. Apte à effectuer 6 000 calculs à l’heure, elle peut réaliser une multiplication en 0,27 seconde.

slide 6



1951 – Les ordinateurs de la série 700

En 1951, IBM produit le Model 701 Electronic Data Processing Machine. Ce premier ordinateur commercial est une réponse aux projets de développement que réalisaient 14 entreprises avec l’aide financière du gouvernement américain durant la Guerre froide.

À 2 000 multiplications à la seconde, cet ordinateur est 50 fois plus rapide que la calculatrice IBM 603. Sa mémoire utilise des composantes électrostatiques, un rouleau magnétique et des rubans magnétiques. IBM en fabrique 19, qu’elle loue 15 000 $ US par mois (120 000 $ US par mois en 2011).

slide 7



1952 – Le stockage de données sur ruban magnétique

En 1952, IBM commercialise le produit IBM 726, la première unité de stockage des données sur ruban magnétique.

Les ingénieurs d’IBM ont été inspirés par le chanteur Bing Crosby, qui utilisait du ruban magnétique pour enregistrer des émissions de radio. Pendant que la compagnie 3M développe le ruban magnétique, les ingénieurs d’IBM conçoivent des bobines qui peuvent démarrer et s’arrêter rapidement et déplacer de 100 à 200 pouces de ruban à la seconde.

Une colonne à vide crée un tampon pour le ruban qui s’accumule en cours d’utilisation.

slide 8


1956 – Le premier disque dur magnétique

En 1956, IBM commercialise l’ordinateur IBM 305 RAMAC (pour Random Access Method of Accounting and Control), qui est accompagné du produit IBM 350 Disk Storage Unit, le premier disque dur magnétique.

Chaque plateau est formé de deux disques en aluminium collés afin d’en éviter la déformation lors de la rotation. Un compresseur à air empêche le bras de lecture/écriture de toucher au plateau.

La première version, grosse comme deux réfrigérateurs, contient 50 disques qui opèrent à 1 200 tours/minute. L’accès aux données est d’environ 100 000 bits à la seconde.

slide 9


1957 – Le langage Fortran

En 1957, IBM commercialise le Fortran (pour FORmula TRANslator). Ce langage qui deviendra le premier standard de langage informatique.

Le Fortran rendait la programmation compréhensible à des personnes n’ayant pas d’expertise en informatique. Sorte de compilateur, il pouvait traduire, automatiser et réduire 1 000 instructions de programme en 47 instructions.

Une équipe dirigée par John Backus (voir l’icône), qui était composée d’ingénieurs, de mathématiciens, de programmeurs, d’un cryptographe et d’un maître du jeu d’échecs, a développé le langage en trois ans.

slide 10


1959 – L’ordinateur central

En 1959, IBM commercialise l’ordinateur IBM 1401, le premier ordinateur central.

Fonctionnant entièrement à l’aide de transistors, il est qualifié de « premier ordinateur tout-usage » en raison de sa facilité de programmation. Sa taille réduite en permet l’installation dans des laboratoires et des moyennes entreprises. Son coût de location est de 2 500 $ US par mois.

Cinq semaines après sa présentation, IBM reçoit 5 200 commandes pour cet ordinateur – plus que ce qui était prévu pour la durée de vie commerciale du modèle.

slide 10



1960 – Le système de réservation aérien SABRE

EN 1960, IBM livre le système central de réservation Sabre (pour Semi-Automatic Business Research Environment) à la compagnie aérienne American Airlines. Il s’agit du premier système de transactions en ligne.

À l’aide d’ordinateurs branchés en réseau, des personnes de partout dans le monde pouvaient y entrer des données et traiter des demandes d’information pour la réservation de places à bord de vols.

Aujourd’hui, plus de 57 000 agences de voyage ouvrent chaque jour une session sur Sabre, qui peut traiter plus de 42 000 transactions à la seconde.

slide 10


1961 – La machine à écrire Selectric

En 1961, IBM commercialise la machine à écrire Selectric, un mot-valise formé à l’aide des mots Selection et Electric.

Sa tête de frappe qui ressemble à une balle de golf met fin aux blocages de tiges des machines à écrire traditionnelles, ce qui permet d’accélérer la vitesse de frappe. Elle permet aussi de changer la police de caractère, d’utiliser des caractères italiques ou d’autres langues, etc.

En 1964, le modèle MT/ST contient un système à ruban magnétique qui permet le stockage des caractères.

slide 10


1964 – Le System/360

En 1964, IBM commercialise la famille d’ordinateurs System/360 qui remplace cinq gammes existantes de produits. Pour la première fois, des modèles d’une même famille d’ordinateurs pourront interagir – « être compatibles » – afin de réaliser des tâches.

On peut brancher à ces ordinateurs 54 périphériques différents, comme des dispositifs de stockage magnétique, des lecteurs et poinçonneurs de cartes et un lecteur optique de caractères. C’est le début de l’industrie des périphériques.

slide 10



Article précédentIBM 100 2
Article suivantNo-Canada
Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.