Les dix recommandations de Guy Kawasaki, ex-évangéliste d’Apple et fondateur de
Garage Technology Ventures sur l’art de l’innovation. En bonus : ne laissez pas les bozos vous décourager!

Les dix recommandations de Guy Kawasaki




1. Faire quelque chose qui a du sens

Une entreprise en démarrage ou un innovateur doit vouloir faire quelque chose avec l’intention que cela fera du sens, et non pour faire de l’argent avant tout. L’argent sera une conséquence naturelle de la première intention.

1. Faire quelque chose qui a du sens




2. Se faire un mantra

Les entreprises doivent pouvoir décrire leur raison d’être en deux ou trois mots.
« On tente alors d’énoncer ce qui est bon pour les actionnaires, les dirigeants, les employés, les consommateurs, les baleines et les dauphins. C’est trop long. »

2. Se faire un mantra




3. Sauter sur la prochaine courbe

L’innovation survient lorsqu’une organisation sort de la trajectoire qu’elle suit ou qu’elle saute dans une nouvelle courbe.

3. Sauter sur la prochaine courbe




4. Rouler les dés

L’innovation prend forme lorsque l’entreprise prend un risque.
Utiliser l’acronyme Dicee, une altération du mot « dé » en anglais.
L’innovation implique de la profondeur (Deep) par l’ajout de fonctions, de l’Intelligence lorsqu’on soulage une difficulté pour le consommateur,
une expérience totale (Complete), de l’Élégance parce que le produit fonctionne et de l’Émotivité parce que les personnes l’aiment ou le détestent, sans zone grise.

4. Rouler les dés




5. Lancer maintenant, corrigez plus tard

Une innovation a forcément des défauts et que ceux qui attendent qu’elle soit parfaite ne font pas de ventes entre-temps.
« Le produit mis en marché ne doit pas être tout mauvais (crap), mais l’être juste un peu. Le Apple 128 était un mauvais produit révolutionnaire! »

5. Lancer maintenant, corrigez plus tard




6. Polariser les gens

Une innovation audacieuse sera inévitablement aimée ou détestée par les gens.
« On ne peut pas plaire à tout le monde, mais il ne faut pas les faire se fâcher de façon intentionnelle.
Cela n’arrive jamais que tout le monde aime un produit. »

6. Polariser les gens




7. Laisser pousser des centaines de fleurs

Un produit innovant peut mener à des utilisations non intentionnelles, par des utilisateurs qui n’étaient pas ciblés à l’origine.
Par exemple, la console de jeu vidéo Wii de Nintendo, destiné aux enfants, fait un malheur auprès des personnes âgées.

7. Laisser pousser des centaines de fleurs




8. Vivre dans le déni

La chose la plus difficile à faire en innovation est de refuser d’écouter ceux qui diront que c’est impossible à faire,
que personne n’achètera le produit ou que personne ne vous financera. « On vous donnera 60 raisons. Ignorez-les.
Mais une fois le produit lancé, virez votre capot et passez en mode ‘écoute’.»

8. Vivre dans le déni




9. Trouver sa niche

« Un produit qui est unique et n’a pas de valeur ne doit pas exister. C’est comme offrir le curling aux États-Unis! »

9. Trouver sa niche




10. La règle du 10-20-30

Lors des présentations aux anges investisseurs, utilisez 10 diapositives.
Ne lisez pas vos diapositives – les gens savent lire.
Expliquez votre produit ou votre projet en 20 minutes.
Utilisez une taille de caractères de 30 points environ.
Prenez la plus vieille personne dans l’auditoire, divisez son âge en deux et vous aurez la taille idéale!

10. La règle du 10-20-30




(En bonus) 11. Ne pas laisser les « bozos » vous décourager

Ne vous laissez pas abattre par les clowns qui vous décourageront.
« Il y a deux types de clowns : le premier est mal coiffé, n’a pas d’aptitudes sociales et démontre qu’il est un perdant.
Le deuxième, qui conduit une voiture allemande et porte un beau complet, est le plus dangereux.
La moitié du temps, il est devenu riche et célèbre par chance. »

(En bonus) 11. Ne pas laisser les « bozos » vous décourager



Guy Kawasaki a partagé avec beaucoup d’humour ces dix recommandations avec les participants de la deuxième édition de l’événement Capital Innovation,
tenu à Montréal le 25 mars 2009 et qui réunissait des entreprises en démarrage du secteur des hautes technologies au Québec ainsi que des investisseurs.
Pour en savoir plus, consultez l’article de Jean-François Ferland,

Kawasaki : innover est un art… sous le signe de l’humour.



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Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.