Deux visions sur qui devrait accomplir les contrats publics en TI

L’AQT veut plus de contrats publics en TI pour les PME, tandis que le SPGQ veut accroître l’expertise en TI au sein de l’État.AQTSPGQ

L’Association québécoise des technologies (AQT), un organisme de représentation sectorielle qui regroupe environ 500 entreprises membres et affiliées de l’industrie des TIC au Québec, affirme vouloir influencer les orientations gouvernementales en matière de technologies de l’information (TI) pour obtenir « une plus grande participation » des entreprises du Québec aux appels d’offres.

L’AQT soutient que la publication de ses recommandations, qui sont tirées de son mémoire déposé en février 2015, survient à l’aube de la publication des orientations gouvernementales en matière de contrats en technologie par le Conseil du Trésor du Québec.

Ses suggestions incluent la présentation annuelle des projets d’investissements à venir en matière de TI par les ministères et les organismes d’État, la création d’un bureau de la PME et d’une préqualification des solutions qui visent les marchés publics pour « alléger » le processus d’appel d’offres, ainsi que la vérification de l’existence ou non d’une solution au Québec avant de recourir au développement sur mesure.

Selon l’AQT, « une plus grande utilisation des solutions des PME du Québec contribuera à optimiser les services aux citoyens en misant sur les forces de l’industrie des TIC, en plus d’améliorer le rendement des fonds publics ».

L’AQT mentionne avoir véhiculé ce message auprès de divers organismes et ministères, incluant auprès du conseil consultatif dirigé par Martin Coiteux.

Dans ce débat sur à qui devrait revenir la tâche d’accomplir les projets publics en TI, le Syndicat des professionnel(le)s du gouvernement du Québec (SPGQ), qui représenterait 25 000 spécialistes au sein du service public, affirme plutôt que l’expertise en TI de l’État devrait être accrue, afin d’éviter des cas de « gaspillage » de fonds publics liés aux contrats accordés en sous-traitance au secteur privé et aux consultants externes. Le SPGQ dénonçait en avril ne pas avoir été invité au conseil consultatif dirigé par Martin Coiteux.

« La sous-traitance coûte cher aux gouvernements. En Ontario, par exemple, 1 519 emplois de consultants externes travaillant pour le gouvernement de l’Ontario ont été convertis en emploi dans la fonction publique ontarienne depuis 2003. Le geste a généré des économies permanentes d’environ 60 millions de dollars par année », soutient le SPGQ.

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