De la couleur et de la polyvalence

Le centre multifonction MFC-665CW de Brother réalise efficacement les traitements documentaires typiquement réalisés par les petites entreprises et les particuliers. Il s’apprécie pour sa qualité d’impression des photos, pour son utilisation autonome et pour sa liaison Wi-Fi, mais il requiert un brin de patience…

Un appareil multifonction est en quelque sorte comme n’importe quel produit hybride qui combine les caractéristiques de plusieurs produits : les performances sont adéquates en général, mais d’une qualité moindre qu’avec des appareils dédiés. Tel est le compromis à faire pour bénéficier des gains d’espace offerts par un seul appareil. Or, le centre multifonction couleur à jet d’encre MFC-665CW de Brother fait un peu mentir cette perception par sa qualité d’exécution des fonctions principales.

D’entrée de jeu, ce périphérique fait partie des appareils les plus versatiles offerts sur le marché. Il effectue l’impression, la copie, la numérisation et la télécopie de documents, mais il intègre aussi un combiné et un répondeur pour les appels téléphoniques. Il est également doté de fentes pour l’insertion des formats courants de cartes de mémoire, pour l’impression autonome de photographies, sans recourir à l’ordinateur. Notons que l’appareil peut télécopier des documents en couleur, en autant que l’appareil du destinataire soit apte à décoder la couleur.

Convivialité

Au-dessus de l’unité, on retrouve un alimentateur automatique à capacité de dix pages. Le soulèvement de cet alimentateur permet d’accéder à la surface de numérisation des documents. À l’intérieur, un bac principal pouvant contenir cent feuilles vierges est surmonté d’un bac auxiliaire qui peut contenir vingt feuilles de papier photo en format 4 X 6. Il suffit de faire glisser ce bac auxiliaire de l’avant vers l’arrière du bac principal pour que l’appareil en utilise le papier spécialisé lors de l’impression. Autrement, le papier photo en format 8 X 10 s’insère dans le bac principal.

À l’avant de l’appareil, les boutons sont pratiques et conviviaux, notamment ceux des fonctions qui s’illuminent lorsqu’ils sont sélectionnés et les boutons distincts pour l’impression en noir ou en couleur.

Le panneau de contrôle est aussi muni d’un l’écran inclinable de 2,5 pouces de diagonale qui se distingue par sa pertinence. Il permet de naviguer dans les menus conçus et de voir les niveaux d’encre des quatre cartouches en configuration CMYK (turquoise, magenta, jaune et noir), mais aussi d’y visualiser les photographies contenues sur les cartes de mémoire afin de les imprimer sans utiliser l’ordinateur.

Les menus à l’écran sont faciles à utiliser et sont affichables en français. Brother fournit, en outre, des autocollants pour franciser les inscriptions sur l’appareil.

L’installation de l’appareil se réalise de façon convenable, malgré que les ports USB et Ethernet soient situés sous un couvercle « à l’intérieur » de l’appareil, alors que le câble est maintenu en place par un rail et sort à l’arrière de l’appareil.

La magie du sans fil

Toutefois, c’est la possibilité de lier l’appareil à un ordinateur par une liaison sans fil de type WiFi 802.11 b/g qui suscite un grand intérêt. L’établissement d’une liaison avec un routeur ou un modem-routeur sans fil ou avec un ordinateur doté d’un émetteur élimine la besoin de recourir à un câble, ce qui permet de placer l’appareil à un endroit autre qu’à côté du système informatique. Plusieurs ordinateurs peuvent ainsi transmettre sans fil des tâches d’impression à l’appareil.

La configuration de la liaison sans fil est relativement simple, alors que l’appareil détecte les connexions environnantes et permet l’inscription d’une clé d’authentification, à l’aide du clavier, pour établir une liaison réseau chiffrée. Des contraintes d’espace n’ont pas permis de placer l’appareil à grande distance du routeur sans fil, mais le signal capté était assez fort sur plusieurs mètres de distance. D’ailleurs, l’imprimante a été capable de détecter l’ensemble des routeurs sans fil du voisinage.

L’appareil est livré avec un utilitaire de contrôle qui permet d’en configurer les paramètres et visualiser les niveaux d’encre des cartouches à l’écran. Il permet aussi de configurer des boutons à l’écran, ainsi que ceux de l’appareil, pour la numérisation et la copie de documents, tout comme pour automatiser la numérisation et la transmission de documents par courriel.

La documentation fournie est claire et détaillée, autant sur papier qu’en version HTML consultable en ligne, alors que le disque d’installation réalise adéquatement l’installation des logiciels et la configuration de l’appareil. L’appareil est livré avec des logiciels et des pilotes pour les environnements Windows et Macintosh; des pilotes Linux sont aussi offerts.

De la qualité et du temps

L’appareil peut imprimer à une résolution maximale de 6000 X 1200 points par pouce (ppp) et copier ou numériser de façon optique des documents à une résolution maximale de 600 X 1200 ppp. En matière d’impression, la qualité était appréciable pour le texte et les graphiques imprimés sur le papier, mais elle était particulièrement remarquable pour les photographies imprimées sur du papier spécialisé. L’appareil peut aussi imprimer des photographies sans bordures. Il faut toutefois porter une attention particulière à l’alignement des feuilles de papier photo en format 4 X 6 dans le bac pour éviter de petits désalignements lors de l’impression.

La numérisation a donné des résultats satisfaisants, mais la copie d’un document en couleur a donné des teintes légèrement différentes de l’original, même à la meilleure qualité. Il est possible de changer des paramètres comme le contraste et la luminosité à même l’appareil. L’utilisation de papier de meilleure qualité aurait pu donner de meilleurs résultats.

Toutefois, l’utilisateur pressé devra s’armer d’un peu de patience, parce que la réalisation des tâches semble plus lente qu’à l’habitude. Il s’écoule quelques secondes entre l’amorce d’une tâche et l’entrée en action de l’appareil et quelques secondes entre la fin de la tâche et la mise en disponibilité.

Ainsi, l’impression d’un texte de cinq pages a nécessité 2 minutes et dix secondes. L’impression d’une photo en format 4 X 6 a pris environ trois minutes, alors qu’une photo en format 8 X 10 a requis huit minutes. La qualité de l’impression compense toutefois pour le temps d’attente. La copie d’un dessin en tons de gris a nécessité 28 secondes et la copie en couleur, 38 secondes. Ironiquement, la transmission des données sur un réseau sans fil « g » de 54 Mb/s s’est faite à une vitesse équivalente aux transmissions filaires, et même plus vite de quelques secondes à une occasion!

Quelques enjeux

L’utilisation de l’appareil a permis de constater quelques enjeux qui ont donné du fil à retordre.

La mise à jour de l’appareil par microprogramme (firmware en anglais) est relativement complexe, car elle ne s’effectue que par le biais d’un câble Ethernet. Ceux qui ont opté pour une liaison de l’imprimante à l’ordinateur par câble USB ou sans fil doivent alors reconfigurer leur ordinateur…

L’installation requiert aussi une connexion active à l’Internet pour effectuer le téléchargement et l’installation du microgramme – le fichier d’installation obtenu sur le Web ne contient pas la mise à jour – alors que le seul port Ethernet d’un ordinateur est généralement utilisé par la liaison avec le modem. Il faut alors brancher le modem par un câble USB si c’est possible, brancher le modem et l’imprimante à un routeur, ou bien établir une connexion Internet sans fil si le modem et l’ordinateur en ont la capacité.

Il aurait été plus simple d’intégrer le microprogramme à au fichier d’installation ou bien de soutenir les liaisons USB… Néanmoins, la mise à jour du microprogramme s’est effectuée en cinq minutes.

Également, l’impression de photographies sous Macintosh a été quelque peu laborieuse, alors que les types de papier offerts sous le logiciel iPhoto étaient difficiles à identifier et que les impressions étaient décentrées et dotées de bordures. Mais il semble que le problème se situe dans le logiciel de gestion des photographies d’Apple, puisque l’impression à partir d’une carte de mémoire a donné des résultats impeccables, notamment pour les photos sans bordure. Les personnes qui veulent éviter de gaspiller des feuilles de papier spécialisé pourront se simplifier la tâche en transférant les photos à imprimer sur une carte de mémoire qu’ils inséreront à même la machine.

Enfin, l’appareil est un peu bruyant lorsqu’il capte et relâche les feuilles de papier lors d’une impression. On peut toutefois désactiver le signal sonore qu’il émet.

En résumé

Au terme de quelques mois d’essai, l’appareil multifonction MFC-665CW de Brother convient à l’utilisateur en quête d’un appareil tout-en-un pour effectuer des impressions comme tâche principale et les autres fonctions de façon complémentaire. Avec l’accroissement de l’intérêt pour l’impression de documents en couleur et de photos numériques,l’appareil répondra aux besoins des petites équipes et des particuliers en quête de qualité.

Jean-François Ferland est journaliste au magazine Direction informatique.

Jean-François Ferland
Jean-François Ferland
Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.

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