Comme les grandes, mais selon ses moyens


Jean-François Ferland - 12/01/2007

Selon une étude pancanadienne, les PME adopteraient une approche similaire à celle des grandes entreprises pour leurs investissements en TIC. Toutefois, seulement 54 % des répondants aurait aligné leurs stratégies technologiques avec leurs stratégies d’affaires.

En vertu de l’étude Net Impact Canada 2006, qui portait sur l’impact des technologies de l’information et des communications (TIC) au sein des petites et moyennes entreprises, les infrastructures déployées par les PME seraient similaires à celles des grandes entreprises.

L’étude, réalisée pour le compte de Cisco Systèmes Canada, révèle que 94 % des PME interrogées utiliseraient des ordinateurs de table, portatifs ou à main, que 76 % utiliseraient du matériel et des logiciels de réseautique et que 74 % auraient recours à des services de sécurité de réseau. L’étude indique également que 72 % des PME utiliseraient des logiciels de productivité et 71 %, des solutions de stockage de données, alors que 65 % seraient munies de téléphones mobiles évolués.

En outre, 53 % des organisations répondantes auraient recours à des logiciels commerciaux, 50 %, à des équipements de réseautique sans fil, 40 %, à des services de télécommunication avancée et seulement 21 %, à des technologies de centre d’appels.

À l’image des grandes organisations

À propos des logiciels commerciaux, 89 % des PME y auraient recours pour la gestion des ressources financières et la comptabilité. La gestion des inventaires, qui occupe le deuxième rang, fait l’objet d’une application logicielle chez 55 % des répondants, alors que les applications de gestion de la relation client sont employées par 46 % des répondants.

Les applications de gestion des ressources humaines et de gestion de la chaîne d’approvisionnement sont utilisées par 37 % des PME répondantes et les applications de commerce électronique, par 35 % des entreprises. Les logiciels de planification et d’optimisation des ressources et ceux d’automatisation de la force de vente ne sont déployés que chez le tiers des répondants.

La comparaison des données d’utilisation des types de logiciels commerciaux par les PME avec celles d’une étude américaine réalisée en 2005 auprès d’entreprises de grande taille démontre une certaine ressemblance. Les écarts les plus prononcés entre les PME et les grandes entreprises se situeraient en planification et optimisation des ressources (33 % versus 47 %), en gestion des inventaires (55 % v. 70 %) et surtout en gestion des ressources humaines (33 % v. 77 %), mais les PME seraient davantage informatisées en automatisation de la force de vente (33 % v. 29 %).

La comparaison des données avec celles d’une étude similaire produite auprès des PME en 2002 démontre que le recours aux logiciels commerciaux a fait un bon de 49 points de pourcentage pour ce qui est de la gestion des ressources financières et de la comptabilité (40 % en 2002). La croissance a été de 16 points pour les logiciels de gestion de la chaîne d’approvisionnement et de 13 points pour les logiciels dédiés à la gestion des ressources humaines.

« On voit davantage de petites entreprises qui se voient agir comme des grandes entreprises et utiliser les mêmes technologies et méthodologies pour alimenter la croissance des revenus et la profitabilité, et pour garder leur clientèle satisfaite », a commenté David De Abreu, vice-président des opérations du secteur commercial chez Cisco.

De l’attitude et de la priorité

D’ailleurs, l’étude indique que l’adoption et l’intégration des nouvelles TIC par les PME se feraient encore de façon modérée, mais aussi que plusieurs organisations n’en feraient pas une priorité.

En fait, 35 % des répondants au sondage, soit la plus forte proportion, auraient dit utiliser une technologie aussi longtemps que possible, alors que 21 % expérimenteraient constamment avec la technologie et 17 % l’adopteraient aussitôt que possible. En outre, 10 % auraient recours aux TIC lorsque les autres iront de l’avant. Toutefois, 17 % des répondants utiliseraient le strict minimum pour l’exploitation de l’organisation, bien qu’elles considèrent les TIC comme étant nécessaires.

Les principales barrières à l’adoption seraient le coût des projets (73 %), le temps (56 %) et le manque de compétences nécessaires à l’interne (40 %). En outre, 39 % des répondants ont invoqué l’incertitude des conditions économiques et des retombés de l’investissement, 37 %, le manque d’information sur les solutions disponibles et 31 %, les mauvaises expériences du passé.

Faible alignement stratégique

À propos de la stratégie reliée aux technologies des PME, 58 % des répondants auraient dit détenir la relation nécessaire à cet effet avec leurs fournisseurs et leurs revendeurs, mais seulement 54 % auraient aligné cette stratégie avec leur stratégie d’affaires.

L’expérience et les compétences des employés pour la gestion des investissements courants en TIC ne seraient présentes que dans 53 % des organisations sondées et dans 46 % des organisations, pour la gestion des investissements planifiés.

De plus, 43 % des PME auraient fait des investissements en TIC une priorité, 37 % auraient établi un plan des dépenses en TIC pour l’année 2007 et 35 % auraient un processus formel d’évaluation et de sélection des investissements en TIC.

L’étude, dévoilée récemment, a été réalisée en juin et juillet 2006 par les firmes Illuminas et InfoCanada auprès de 200 entreprises canadiennes de petite et de moyenne envergure.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d’adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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