A – A – Atchoum!


Jean-François Ferland - 29/09/2006

Le retour de l’automne signifie aussi le retour de la grippe, du rhume, du mouchage et du « reniflage ». L’utilisation des technologies de l’information dans les bureaux et les lieux publics peut contribuer à la propagation de microbes. Le nettoyage des composantes et la prise de précautions s’imposent pour d’éviter d’en prendre « pour son rhume. »

Avec l’automne, les feuilles mortes, les vents froids et les maladies saisonnières sont de retour. Depuis peu, les toussotements, les éternuements et les raclages de gorge résonnent dans les bureaux, les commerces, les lieux de travail et les lieux publics. Les fronts bouillants, les yeux bouffis, les bouches pâteuses et les nez « guédillés » se multiplient à grande vitesse dès qu’un ou une collègue entre au boulot avec un vilain virus.

En peu de temps, presque en ambiophonie, on entend résonner des « Heu! Heu! » et des « Apitchoum! » en provenance des cubicules, des points de vente et des stations informatiques, le tout accompagné de postillons de salive et de résidus… (Bon appétit!). Plusieurs ont le réflexe de couvrir juste à temps le nez et la bouche avec un mouchoir pour intercepter le tout, d’autres ont le temps d’utiliser leur main, tandis que les autres…Bon, passons.

Dans les deux derniers cas, dans le contexte de l’utilisation des technologies de l’information, les microbes expulsés risquent d’entrer en contact indirect ou direct avec des appareils et des périphériques de contrôle et d’interaction que sont le clavier, la souris, le téléphone, le dictaphone, la caisse enregistreuse, etc.

Or, dans plusieurs situations, ces périphériques sont partagés par plus d’un utilisateur. Ainsi, tout comme dans le cas des éléments qui composent les infrastructures utilisées par un grand nombre de personnes, comme les portes d’édifice ou les poteaux dans les autobus, le risque de transmission des microbes augmente grandement.

Alors que les bonnes manières, qui entraînent la portée d’une attention particulière envers les conséquences sur autrui des gestes posés par une personne, semblent se perdre, les risques d’interaction avec des composantes contaminées augmentent en flèche dans les environnements informatiques partagés.

D’ailleurs, qui nettoient les souris et les claviers au travail? Ce ne sont pas les responsables de l’informatique, qui sont débordés, ni les responsables de l’entretien ménager, qui n’ont pas cette étape à exécuter parmi leur liste de tâches. Certes, il existe quelques rares exceptions où du personnel attitré nettoie les composantes, mais dans la majorité des cas, personne n’y pense.

Il revient donc à l’utilisateur de veiller à nettoyer lui-même ses périphériques à l’aide d’une serviette spécialisée, tout comme de laver ses mains très fréquemment à l’aide de savon et d’eau chaude ou bien d’un savon liquide à base d’alcool qui disparaît comme par magie. D’autre part, des utilisateurs pourraient apporter leurs propres périphériques sur les lieux de travail, à la manière des chauffeurs d’autobus qui utilisent leur propre coussin lombaire, ce qui ne serait pas toujours très pratique…

Quant aux composantes publiques, comme les téléphones publics, les ordinateurs des cafés Internet, les terminaux de réservation ou les guichets automatiques, il peut être ardu d’obtenir la confirmation qu’ils sont nettoyés de façon régulière. Le recours à un savon personnel constitue alors un moyen de prévention à privilégier.

Sans tomber dans la paranoïa, la salubrité des composantes technologiques en temps de grippe et de rhume devrait être prise au sérieux. Autrement, dans le moindre des cas, il y a un risque d’alitement pour quelques jours, et dans le pire des cas, il y a un risque de contribution à une pandémie. Si un poulet peut transmettre un virus fulgurant… pourquoi pas une souris?




À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d’adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.


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