Réseaux 4G: Barrett Xplore complète sa première implantation au Québec, l’UIT assouplit sa définition


Jean-François Ferland - 01/02/2011

Barrett Xplore, qui a terminé le déploiement dans le Bas-Saint-Laurent de son réseau « 4G », amorce son expansion en Estrie. En catimini, l’Union internationale des télécommunications a révisé récemment sa définition d’un réseau 4G.

Barrett Xplore, une entreprise de Woodstock au Nouveau-Brunswick qui exploite le fournisseur d’accès à Internet à large bande XplorNet auprès des communautés en milieu rural au Canada, a terminé le déploiement dans la région du Bas-Saint-Laurent d’une vingtaine de tours de transmission pour infrastructure de réseau mobile qui est fondée sur la technologie de transmission sans fil WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access).

Tel que l’entreprise avait indiqué en novembre dernier lors de l’annonce de son plan d’expansion de réseau au Québec (Lire : Réseaux 4G: Barrett Xplore précise ses intentions, l’UIT les technologies), Barrett Xplore amorce maintenant le déploiement de son infrastructure de réseau sans fil dans la région de l’Estrie. Une vingtaine de tours de transmission additionnelles devraient entrer en fonction au cours du mois de février 2011.

La vitesse théorique maximale du réseau de Barrett Xplore est de 40 Mb/s, mais elle devrait être rehaussée à 100 Mb/s au cours des prochains mois. Par ailleurs, l’entreprise néo-brunswickoise prévoit ajouter à son infrastructure terrestre des liaisons sans fil par le biais du satellite Viasat-1 qui sera lancé en 2011 et du satellite Hugues qui sera lancé en 2012.

Assouplissement de la définition de « réseau 4G »

Lors de l’annonce de l’implantation des infrastructures de réseau sans fil de Barrett Xplore au Québec à l’automne 2010, la technologie WiMax n’était pas considérée comme une technologie de quatrième génération par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’organisme de réglementation mondial qui procède à l’élaboration des normes technologiques dans le domaine des télécoms.

En effet, le secteur des radiocommunications de l’UIT avait reconnu en octobre 2010 la technologie WirelessMAN-Advanced et la technologie LTE-Advanced comme étant les deux normes de réseautique mobile qui pourraient être qualifiées de « quatrième génération ». Ces deux technologies font partie d’une plate-forme que l’UIT identifie par l’expression « Technologies IMT évoluées ».

Or, dans un communiqué de presse qui a été publié en marge d’un séminaire mondial du secteur des radiocommunications de l’UIT qui a eu lieu à Genève en décembre 2010, l’organisme indique au passage que le terme « 4G » pourrait être utilisé pour l’identification des technologies LTE et WiMax.

« [WirelessMAN-Advanced et la technologie LTE-Advanced], qui sont les technologies les plus sophistiquées actuellement applicables aux communications large bande mobiles hertziennes mondiales, sont considérées comme des technologies « 4G », même s’il est admis que ce terme, bien que n’étant pas défini, peut également désigner leurs précurseurs, c’est-à-dire les technologies LTE et WiMax, ainsi que d’autres technologies 3G évoluées apportant une amélioration sensible de la qualité de fonctionnement et des capacités par rapport aux premiers systèmes de troisième génération en service aujourd’hui. », peut-on lire dans le communiqué.

L’UIT précise que les spécifications détaillées des technologies IMT évoluées feront l’objet d’une nouvelle recommandation dont la parution est prévue pour 2012.

En résumé, depuis décembre 2010 les fournisseurs de services de télécommunications peuvent dire qu’ils implantent des réseaux mobiles « 4G » fondés sur LTE et WiMax, bien que les technologies initialement utilisées ne soient pas techniquement de la toute dernière génération.

Tout porte à croire que les fournisseurs de services de télécommunications, qui avaient amorcé la commercialisation de services à l’aide de l’expression « 4 G », ont réussi à convaincre l’UIT de permettre un assouplissement de sa définition.

Soulignons que l’UIT n’a pas mis de grande emphase sur l’annonce publique de ce changement de position, qui a eu lieu peu avant la période des Fêtes.

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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