Quand la réussite mène à l’engagement social


    André Ouellet - 19/10/2011

    Ayant fait sa marque en tant qu’entrepreneur et gestionnaire au cours d’une carrière fructueuse de plus de vingt-cinq ans dans le secteur des TI, Pierre-Yves Martel s’emploie aujourd’hui à contribuer au progrès social; il est la personnalité du mois de septembre 2011 en TI au Québec.*

    Venant tout juste de quitter son poste de président et chef des opérations de la société Victrix, firme de services exploitant des bureaux à Montréal et à Québec, Pierre-Yves Martel avait choisi de se joindre à cette entreprise en 2009 en raison de son potentiel et de son caractère jeune. « Tous les associés et les partenaires avaient moins de quarante ans… Avec mes cheveux gris, je pouvais contribuer à polir un diamant brut », indique-t-il.

    Il s’est alors donné comme mission prioritaire de transformer en une entité homogène cette entreprise constituée par acquisitions, en 2003.

    Les résultats n’ont pas tardé à venir, comme en témoignent quelques faits d’armes de Victrix en 2010 : classement parmi les entreprises canadiennes connaissant la plus forte croissance (127e rang de la liste PROFIT 200 et 18e rang du concours « Leaders de croissance » de l’Actualité), partenaire Microsoft de l’année à l’échelle canadienne et finaliste aux Fidéides dans la catégorie « Actif humain ».

    Pour en arriver là, Pierre-Yves Martel a puisé dans sa riche expérience de gestionnaire. Dès le début de sa carrière, fort d’un MBA de l’Université Laval, il choisit de voler de ses propres ailes et se lance dans le service-conseil. Au bout de trois ans, conservant sa fibre d’entrepreneur, il fonde SDS Informatique avec deux partenaires. Il exploitera cette entreprise pendant huit ans, avant qu’elle ne soit vendue à Cognicase.

    En 1997, il se joint à la firme Gespro, où il participe à la fondation de la filiale Nstein, ainsi qu’à son financement et à son premier appel public à l’épargne. Il connaît chez Gespro de forts succès durant « les années de la bulle ». Par la suite, la division des services professionnels de la firme est vendue à Telus et, en 2001, il se joint à cette entreprise de télécommunications en tant que vice-président, Est du Québec. Pendant quatre ans, il gère 450 personnes et un budget de plus de 50 millions de dollars. Il demeure quelques années supplémentaires auprès de Telus afin de procéder à l’intégration de diverses acquisitions à titre de travailleur autonome, puis entame ses fonctions chez Victrix.

    Tournant décisif

    S’estimant privilégié d’avoir goûté au succès tout au long de ces années, il souhaite aujourd’hui donner en échange de ce qu’il a reçu. Cette nécessité s’est imposée à lui à la suite de revers de fortune survenus à compter de 2001. Méditant sur la chance lui ayant permis de survivre à un accident d’avion puis à une thrombophlébite, il souhaite donner un nouveau sens à sa vie. « Si tu es encore là, c’est que tu n’as pas fini ce que tu as à faire », se dit-il alors.

    À partir de ce moment, aider devient pour lui une « mission intérieure ». Son empressement à faire œuvre utile se reflète d’ailleurs dans sa philosophie de gestion; durant son séjour chez Victrix, il a choisi de faire de cette société une entreprise socialement responsable. C’est ainsi que, engagée dans la promotion de l’activité physique, Victrix a appuyé la Fondation GO et la Fondation Père Sablon. À cet égard, le constat de Pierre-Yves Martel est simple : en incitant les jeunes à demeurer de trop longues heures devant un écran, les TI deviennent un facteur de sédentarisation, phénomène pernicieux de nos sociétés modernes. Les résultats des efforts de l’organisation dans ce domaine n’ont pas encore été compilés, mais on sait déjà que la réponse des employés dépasse les objectifs.

    Par ailleurs, Pierre-Yves Martel est personnellement engagé dans la promotion des carrières en TI auprès des jeunes. À ce titre, il siège au comité consultatif en systèmes d’information organisationnels (SIO) de l’Université Laval et participe aux tournées scolaires de l’ADRIQ. Inquiet du délaissement des métiers traditionnels des TI par la nouvelle génération, il constate aussi que « les jeunes ont aujourd’hui le choix de travailler pour une entreprise dont les valeurs correspondent aux leurs. »

    Au-delà de l’engagement social direct, Pierre-Yves Martel a toujours cherché à contribuer concrètement à la réussite des clients de Victrix en se concentrant sur les solutions à leurs problèmes davantage que sur les technologies. Ce faisant, il souhaitait les aider à améliorer leur efficacité en général, mais également leurs conditions de travail et leur qualité de vie. Il ne semble pas s’inquiéter des résultats, lui qui considère la persévérance comme l’une de ses qualités premières. Voilà sans doute un gage de succès supplémentaire pour les causes sociales qu’il soutient, peu importe les fonctions qu’il choisira de remplir dans les mois et les années à venir.

    * Le choix de la Personnalité du mois en TI au Québec est le fruit d’une collaboration entre le Réseau ACTION TI, Direction informatique et de nombreux partenaires de l’industrie.