Progression des appareils mobiles évolués en 2012 au Québec


Jean-François Ferland - 18/12/2012

Près du tiers des téléphones mobiles en utilisation au Québec en 2012 étaient des téléphones évolués, selon l’enquête NETendances du CEFRIO. La possession des appareils mobiles évolués varie selon le profil sociodémographique des utilisateurs.Image générique d'utilisateur de téléphone mobile

Dans le volet qui est dédié à la mobilité de l’édition 2012 de l’enquête NETendances du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), un organisme québécois de liaison et de transfert dans le domaine des technologies de l’information, on indique que 65,5 % des adultes québécois aurait détenu un téléphone mobile en 2012.  L’an dernier, c’est 65,9 % des adultes québécois qui avaient un téléphone mobile.

Selon le CEFRIO, 31,5 % des adultes québécois auraient détenu un téléphone évolué cette année, contre 25 % des adultes l’an dernier et 17 % des adultes en 2010. À l’opposé, 41 % des adultes québécois auraient possédé un téléphone mobile de base en 2012, contre 57 % des adultes en 2011 et 64 % des adultes en 2010.

La tablette électronique continue de faire des adeptes, puisque 12,7 % des adultes québécois en auraient possédé une en 2012. En 2011, 5 % des adultes avaient une tablette électronique, alors qu’en 2010 c’était 7 % des Québécois qui détenaient ce type d’appareil.

Quant à la liseuse électronique, seulement 2,2 % des adultes québécois en posséderaient une. Le CEFRIO n’avait pas posé de question à propos de la détention de cet appareil lors des éditions précédentes de son enquête NETendances.

En comparaison avec les États-Unis, le Québec tirerait de l’arrière quant aux proportions des propriétaires des appareils mobiles évolués. Selon des données du Pew Research Center, la moitié des adultes américains auraient détenu un téléphone évolué ou une tablette numérique, contre 36 % des adultes québécois.

L’âge

L’édition 2012 de l’enquête du CEFRIO démontre que la détention des appareils mobiles évolués suivrait en général les tendances sociodémographiques que l’on observe habituellement auprès des utilisateurs des TIC.

En fonction de l’âge, c’est la catégorie des adultes de 18 à 24 ans qui compterait la plus importante proportion d’utilisateurs de téléphones évolués (64,9 %) parmi les adultes québécois. Les proportions de détenteurs d’appareils diminueraient rapidement selon l’âge. Par exemple, on retrouverait une proportion de 43 % de propriétaires de téléphones évolués chez les adultes de 25 à 34 ans, de 44 % chez les adultes de 35 à 44 ans, de 34 % chez les adultes de 45 à 54 ans et de 17 % chez les adultes de 55 à 64 ans.

Pour la tablette numérique, c’est la catégorie des adultes de 35 à 44 ans qui aurait la plus importante proportion de propriétaires (18 %). Toutefois, les écarts seraient moindres entre les proportions de propriétaires dans l’ensemble des catégories d’âge. Ainsi, 10 % des adultes de 18 à 24 ans, 16 % des adultes de 25 à 34 ans, 17 % des adultes de 45 à 54 ans et 10 % des adultes de 55 à 64 ans auraient possédé une tablette numérique en 2012.

Le téléphone mobile de base est le seul appareil mobile dont les proportions d’utilisation progresseraient selon l’âge. C’est la catégorie des adultes de 45 à 54 ans qui aurait eu la plus importante proportion de détenteurs de téléphones cellulaires en 2012 (50 %). Selon le CEFRIO, 22 % des adultes de 18 à 24 ans, 40 % des adultes de 25 à 34 ans, 41 % des adultes de 35 à 44 ans et 44 % des adultes de 55 à 64 ans auraient possédé un téléphone mobile de base cette année.

Les adultes québécois de 65 ans et plus auraient été encore à la traîne en 2012 quant à l’adoption des appareils mobiles évolués. Selon le CEFRIO, 38 % des adultes de cette catégorie d’âge auraient détenu un téléphone mobile de base cette année, mais seulement 5 % auraient possédé un téléphone évolué et 5 % une tablette numérique.

Les revenus et la scolarité

L’enquête NETendances du CEFRIO indique que les proportions de détenteurs d’appareils mobiles évolués seraient plus élevées en fonction du revenu et du niveau de scolarité.

Pour le téléphone évolué, c’est dans la catégorie des personnes qui ont un revenu familial de 100 000 dollars et plus qu’on aurait retrouvé la plus forte proportion de détenteurs de ce type d’appareil en 2012 (60 %). À l’opposé, c’est dans la catégorie des personnes qui ont un revenu familial de moins de 20 000 dollars qu’on aurait retrouvé la plus faible proportion de propriétaires de téléphones évolués (13 %).

Pour la tablette numérique, 31 % des adultes ayant un revenu familial de 100 000 dollars et plus auraient possédé un tel appareil en 2012. À l’opposé, seulement 4 % des adultes ayant un revenu familial de 40 000 à 59 999 dollars et une même proportion des adultes ayant un revenu familial de moins de 20 000 dollars auraient été propriétaires d’une tablette numérique cette année.

Enfin, les proportions de détention des appareils mobiles évolués progresseraient en fonction de la scolarité. Chez les adultes détenant une formation universitaire, 40 % auraient possédé un téléphone évolué et 21 % une tablette numérique en 2012. Chez les adultes ayant une formation collégiale, 35 % auraient détenu un téléphone évolué et 15 % une tablette numérique. Chez les adultes ayant une formation secondaire ou primaire, 24 % auraient possédé un téléphone évolué et 6 % une tablette numérique.

Le volet dédié à la mobilité de l’édition 2012 de l’enquête NETendances a été réalisé au moyen des résultats de deux sondages qui ont été réalisés au téléphone par la firme de sondages BIP auprès de 1 000 adultes québécois en juillet et en octobre 2012.

Ce volet de l’enquête du CEFRIO contient également des données sur l’utilisation des appareils évolués par les adultes québécois. (Lire : L’utilisation des appareils mobiles évolués en 2012 au Québec)




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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