Montréal Digital, le festival multidisciplinaire d’Alliance numérique


Jean-François Ferland - 24/08/2011

L’Alliance numérique joint trois événements au SIJM pour former Montréal Digital, un « festival numérique » qui aura lieu à l’automne 2011. Son directeur général Pierre Proulx discute des orientations de cette réunion plurisectorielle.

Le regroupement industriel québécois Alliance numérique a présenté les composantes de la première édition du festival Montréal Digital (ou MTL DGTL), dont les événements toucheront à presque tous ses domaines d’activités.

Durant la première journée de la 8e édition du Sommet international du jeu de Montréal (SIJM), qui aura lieu du 31 octobre au 2 novembre, l’Alliance numérique présentera en parallèle la conférence Mobiz qui sera consacrée à la mobilité, la conférence Web-In qui sera dédiée au futur du Web, et l’Atelier innovation CINQ 2011 qui portera sur la recherche collaborative au niveau des technologies médiatiques interactives.

« Ce festival vise à mettre sur la sellette l’ensemble du génie créatif québécois au niveau des contenus numériques interactifs. Nous voulions créer un grand événement qui est plus rassembleur et porteur pour l’ensemble de l’industrie », explique Pierre Proulx, le directeur général d’Alliance numérique.

Mobiz

Tenu pour la première fois, l’événement Mobiz sera composé de conférences, de discussions, d’ateliers et d’activités. Selon le canevas de l’horaire, les conférences traiteront des tendances et des statistiques, du commerce mobile, du marketing mobile et du financement de projets.

Notamment, cinq entreprises déjà actives dans le domaine (dans la catégorie Affaires) et cinq entreprises en démarrage (dans la catégorie Relève) présenteront des projets durant cinq minutes à un auditoire formé de représentants de l’industrie. À la fin de la journée, un projet dans chaque catégorie recevra un Prix Mobiz.

« On touchera à tout ce qui entoure l’industrie de la mobilité, aussi bien du côté des applications, du machine à machine, du paiement mobile, etc. L’arrivée des tablettes et les téléphones intelligents qui sont de plus en plus répandus offrent des possibilités qui n’étaient pas là il y a cinq ou six ans, et on s’aperçoit que ce qui s’en vient pour le futur bouge très rapidement », commente M. Proulx.

Web-In

La conférence Web-In, pour sa part, sera dédiée à l’avenir du Web. M. Proulx explique qu’une première édition avait eu lieu en 2010 la veille du SIJM, mais de façon moins structurée que ce qui est prévu cette année.

Outre l’allocution d’accueil d’un conférencier et des ateliers conventionnels, l’événement sera constitué d’une douzaine de « microconférences » de dix minutes où des intervenants feront état de leurs passions et de leurs visions afin d’inspirer des professionnels du domaine de la Toile qui formeront l’auditoire.

« Une particularité du secteur du Web est qu’on y retrouve énormément de petites boîtes, avec des intégrateurs qui travaillent chez eux ou bien des entreprises formées d’une ou deux personnes qui font différentes choses dans le domaine. Nous nous sommes donné comme leitmotiv d’avoir des artisans qui ont « les deux mains dedans » et qui veulent parler d’innovation ou de réinventer le Web de demain. Ce sera « par l’industrie, pour l’industrie », pour partager les nouveaux catalyseurs du futur, les façons de développer et de programmer qui sont envisagées… », explique M. Proulx.

Un élément particulier de l’approche de Web-In consiste en l’opportunité offerte à l’auditoire de joindre un « microconférencier » dans une salle attenante après une présentation afin de poursuivre la discussion. M. Proulx assure que les responsables de la programmation de Web-In feront en sorte que les participants ne seront pas déchirés entre la poursuite d’une conversation avec un conférencier et l’écoute du conférencier suivant.

Atelier innovation CINQ

Le troisième événement de Montréal Digital sera l’Atelier innovation CINQ 2011 du Consortium en innovation numérique du Québec http://lecinq.org/ (CINQ), qui s’intéresse aux technologies médiatiques interactives. Le CINQ est un regroupement sectoriel de recherche qui a été établi par l’institut Hexagram en 2009 afin de stimuler et financer le développement de technologies médiatiques interactives, par le biais d’une collaboration entre des établissements de recherche et des partenaires industriels.

L’horaire préliminaire de l’événement évoque une séance de témoignage sur les partenariats entre les entreprises et les universités, une présentation de centres de recherche et un atelier sur le financement en recherche et en développement collaboratif. Également, des tables rondes traiteront de thématiques liées aux cinq secteurs d’activité visés par le CINQ, soit les jeux vidéos, le cinéma numérique, les arts et spectacles, le multimédia interactif et mobile et la télévision numérique interactive. « Le but du CINQ, pour les entreprises et les centres de recherche, est de mieux se connaître et s’apprivoiser, pour savoir ce dont l’autre a besoin ou ce qui se fait comme recherche. Notre but est de mousser davantage le maillage et permettre aux entreprises d’avoir accès à différents chercheurs, et qu’on sache ce qui se passe des deux côtés de la barrière », souligne M. Proulx.

Les trois événements présentés en parallèle du SIJM au festival Montréal Digital auront leurs propres activités de réseautage et de maillage, mais ils auront en commun un dîner-conférence et un cocktail en fin de journée.

Réussir pour répéter

Lors du dévoilement de Montréal Digital, les grilles horaires des événements qui étaient publiées en ligne étaient plutôt embryonnaires. Les identités de conférenciers et les sujets des ateliers doivent être dévoilés au cours des prochaines semaines. M. Proulx reconnaît qu’il existe un besoin d’échange entre des partenaires d’affaires actuels et potentiels sur la scène québécoise des contenus numériques interactifs, mais il souligne que des partenaires internationaux ont déjà confirmé leur présence à cette première édition.

Alors que des événements de grande envergure dans le domaine du contenu numérique ont fini par connaître un essoufflement dans le passé, comment l’Alliance numérique compte-t-elle faire de Montréal Digital une activité réussie qui sera répétée au fil des ans?

« Comme l’Alliance numérique est avant tout un regroupement d’entreprises, nous avons conçu et pensé Montréal Digital afin de répondre aux besoins exprimés par les sociétés. Nous avions une demande qui émanait de nos membres, et nous avons poussé plus loin la réflexion pour créer l’ensemble des activités offertes cette année », répond M. Proulx.

« Déjà, on s’aperçoit qu’on risque d’avoir des salles assez petites cette année, parce qu’on voit de l’effervescence et les demandes qui nous sont soumises chaque jour. On sent l’intérêt réel derrière l’événement, à preuve les commanditaires sont déjà au rendez-vous sans beaucoup d’effort. Je ne peux dire quel sera le futur dans dix ans, mais je peux déjà prédire que l’édition de l’an prochain sera plus étoffée et durera plus que trois jours. »

Pour consulter l’édition numérique du magazine de juillet-août de Direction informatique, cliquez ici

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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