Mobilité : l’écart entre le Québec et le reste du Canada se maintiendrait, estime l’indice Mobindex


Jean-François Ferland - 01/11/2011

Selon l’édition d’octobre 2011 de l’indice Mobindex de l’agence Cossette, le Québec serait encore à la traîne en matière d’utilisation des téléphones mobiles et d’interaction avec les formes de publicité qui sont destinées aux appareils mobiles.

Selon l’édition d’octobre 2011 de Mobindex, un indice dédié à l’utilisation des appareils mobiles au Québec et au Canada qui a été produit par l’agence de publicité Cossette, 88,3 % des Québécois âgés de 18 à 34 ans et 65,8 % des Québécois âgés de 35 ans ou plus auraient eu un téléphone mobile en septembre 2011. Dans le reste du Canada, 88,8 % des personnes âgées de 18 à 34 ans et 78,6 % des personnes âgées de 35 ans ou plus auraient un téléphone mobile.

Au sein des ménages ayant un revenu familial de moins de 75 000 dollars, 69,9 % des ménages québécois et 77,7 % des ménages ailleurs au Canada auraient un téléphone mobile. Toutefois, l’écart entre le Québec et le reste du Canada serait beaucoup plus prononcé au niveau des ménages ayant un revenu familial de plus de 75 000 dollars (69,6 % contre 92,2 %).

Téléphones mobiles évolués

La plus récente édition de l’indice Mobindex indique que parmi les détenteurs d’appareils mobiles 61,3 % personnes âgées de 18 à 34 ans qui vivent au Québec et 61,5 % des personnes du même groupe d’âge qui vivent ailleurs au Canada auraient un téléphone évolué. Chez les personnes âgées de 35 ans ou plus, les pourcentages seraient respectivement de 29,9 % et 33,8 %. Au total, 43,2 % des Canadiens auraient un téléphone évolué parmi les détenteurs d’appareils mobiles, contre 32,4 % des Québécois.

Pour les ménages ayant un revenu de moins de 75 000 dollars, on rapporte que 32,1 % des ménages québécois et 37,2 % des ménages ailleurs au Canada auraient un téléphone évolué parmi les détenteurs d’appareils mobiles. Pour les ménages ayant un revenu supérieur à 75 000 dollars, l’écart est considérable entre les ménages du Québec (33,5 %) et ceux du reste du Canada (55,9 %).

L’indice Mobindex souligne que 44,2 % des hommes et 42,4 % des femmes qui sont situés hors du Québec auraient un téléphone évolué parmi les détenteurs d’appareils mobiles, mais qu’au Québec les femmes (34,1 %) seraient plus nombreuses que les hommes (30,9 %) à détenir un téléphone évolué parmi les détenteurs d’appareils mobiles.

Publicité

L’édition d’octobre 2011 de l’indice Mobindex indique que 7,6 % des Québécois qui ont un appareil mobile auraient cliqué sur une publicité mobile. 18,3 % des personnes âgées de 18 à 34 ans qui ont un téléphone mobile et seulement 4,4 % des personnes âgées de 35 ans ou plus qui ont un téléphone mobile auraient cliqué sur une publicité sur leur appareil. 16,6 % des Québécois qui ont un appareil mobile évolué auraient cliqué sur une publicité.

Ces taux sont bien inférieurs à ceux qui sont rapportés pour le reste du Canada, où 26,3 % des détenteurs d’appareils mobiles auraient cliqué sur une publicité. Hors du Québec, 31,4 % des personnes âgées de 18 à 34 ans qui ont un téléphone mobile et 11,5 % des personnes âgées de 35 ans ou plus qui ont un téléphone mobile auraient cliqué sur une publicité. Chez les détenteurs de téléphones évolués, 26,5 % des personnes résidant hors du Québec auraient cliqué sur une publicité, soit près de dix points de pourcentage de plus que chez les détenteurs de téléphones évolués au Québec.

Dans le cadre d’un dévoilement des grandes lignes de l’édition d’octobre 2011 de l’indice Mobindex lors de la conférence Mobiz qui a eu lieu à Montréal le 31 octobre 2011, le vice-président responsable du marketing mobile à l’agence Cossette, Malik Tacoubi, a souligné que les réseaux publicitaires qui visent les appareils mobiles contiennent principalement de la publicité en anglais pour l’instant. Selon M. Tacoubi, les Québécois pourraient être moins portés à cliquer sur une publicité sur leur appareil mobile parce que les publicités qui s’affichent sur leur appareil ne sont pas en français.

Promotion par messagerie texte

À propos de la participation à une promotion par messagerie texte, l’indice Mobindex d’octobre 2011 estime que ce type d’activité aurait été effectué par seulement 9,6 % des détenteurs d’un téléphone mobile au Québec et par 18,2 % des détenteurs d’un téléphone mobile ailleurs au Canada.

D’autre part, 16,6 % des détenteurs d’un téléphone évolué au Québec et 26,5 % des détenteurs d’un téléphone évolué dans le reste du Canada auraient participé à une telle forme de promotion.

Bon de réduction sur appareil mobile

Pour l’obtention d’un bon de réduction sur un appareil mobile, les pourcentages sont peu élevés autant chez les détenteurs d’un téléphone mobile au Québec (3,3 %) que chez les détenteurs d’un téléphone mobile ailleurs au Canada (10 %).

Toutefois, l’intérêt pour l’obtention d’un bon de réduction sur un appareil mobile serait un peu plus important chez les détenteurs de téléphones intelligents au Québec (7,4 %) et chez les détenteurs de téléphones intelligents ailleurs au Canada (19,3 %).

Balayage d’un code QR et magasinage comparatif

L’indice Mobindex d’octobre 2011 indique que 17,5 % des détenteurs d’un téléphone mobile au Québec et 37,4 % des détenteurs d’un téléphone mobile ailleurs au Canada auraient balayé un code QR au cours des trente jours qui précédaient le sondage.

D’autre part, 10,5 % des détenteurs d’un téléphone mobile au Québec et 25,5 % des détenteurs d’un téléphone mobile ailleurs au Canada auraient procédé à une comparaison de prix à l’aide de leur appareil lors d’un achat.

La plus récente édition du Mobindex de Cossette a été produite à l’aide d’un sondage qui a été réalisé par la firme Impact Recherche auprès de 133 Québécois et de 122 Québécoises et auprès de 366 hommes et de 391 femmes dans le reste du Canada.

Pour consulter l’édition numérique du magazine d’octobre 2011 de Direction informatique, cliquez ici

Jean-François Ferland est rédacteur en chef adjoint au magazine Direction informatique.




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland a occupé les fonctions de journaliste, d'adjoint au rédacteur en chef et de rédacteur en chef au magazine Direction informatique.
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