L’édition mars 2016 du magazine Direction informatique en format Pagebook propose les dix textes les plus lus sur le site de Direction informatique pendant le mois de mars 2016.


Le mois de mars technologique 2016 au Québec

L’actualité québécoise des technologies de l’information et des communications (TIC) pour les entreprises et les organisations a été marquée en mars par des services infonuagiques, par plus de questions liées à la protection des données personnelles et à la fraude, par des évolutions en matière de forfaits de télévision, par un cheminement de Bombardier vers l’Internet à bord, par le financement de projets de recherche en soins de santé numérique et par l’offre d’une réplique technologique pour les taxis.


Microsoft Azure accessible pour certains clients au Québec

Fanny Bourel Fanny Bourel14/03/2016

Microsoft Canada offrirait dès à présent une version préliminaire de ses services infonuagiques Microsoft Azure à des clients du Québec et de l’Ontario qui ont été sélectionnés pour les tester.Logo de Microsoft

Le lancement grand public d’Azure au Canada serait prévu pour le trimestre prochain et serait suivi de celui des solutions Office 365 et Dynamics CRM Online.

Ce déploiement serait possible grâce à des investissements réalisés pour construire des centres d’hébergement de données à Québec et à Toronto. Microsoft affirme vouloir injecter 15 milliards de dollars américains dans la construction de nouveaux centres de données dans le monde.

Avec Azure, Microsoft affirme vouloir contribuer à l’accélération « du potentiel des industries, organisations du secteur public et entrepreneurs du Canada en créant des occasions pour innover, concurrencer et croître grâce au nuage ».

Les clients de Microsoft Azure bénéficieraient de la réplication des données dans de multiples emplacements au Canada afin d’assurer la continuité de leurs activités et accords garantis sur les niveaux de service.

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Protection des données personnelles : Option Consommateurs dénonce le prix de la gratuité

Fanny Bourel Fanny Bourel16/03/2016

Renseignements personnels contre services gratuits est le système adopté par Google, Facebook et autres entreprises technologiques. Cependant, pour Option Consommateurs, ces firmes portent atteinte à la vie privée des usagers.Illustration du concept de la vie privée ou de la sécurité

L’OBNL de promotion et de défense des droits des consommateurs affirme avoir analysé les politiques d’entreprises technologiques qui se financent grâce à de la publicité ciblée. Elle aurait constaté que ces entreprises recueillent trop de données personnelles.

Normalement, elles sont tenues de ne récolter que les renseignements nécessaires aux fins qu’elles énoncent. Par contre, dans la pratique, les entreprises déterminent elles-mêmes le degré de sensibilité des données qu’elles collectent. De plus, certaines ne considèreraient pas sensibles des informations comme la position géolocalisée de l’internaute ou le contenu de ses correspondances.

Options Consommateurs aimerait donc que des lignes directrices soient adoptées établissant explicitement les catégories de renseignements personnels dits sensibles. L’organisme reproche également à ces firmes d’informer inadéquatement les internautes quant à leurs pratiques et aux possibilités pour eux de retirer leur consentement.

L’association pointe aussi les politiques de confidentialité, qui seraient trop vagues pour garantir un consentement vraiment éclairé de l’utilisateur. Dans son rapport, elle recommande donc de « mettre en œuvre des mécanismes simples, efficaces et harmonisés permettant aux consommateurs de consentir valablement et activement à la collecte de leurs renseignements personnels ».

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Fraude via les TI : 53 % des consommateurs en seraient victimes

La génération Y serait la principale cible des fraudeurs qui utilisent les activités bancaires en ligne et l’espionnage de points d’accès sans fil Wi-Fi pour frauder.Illustration du concept de sécurité et d'un écran tactile

Equifax Canada, une filiale de l’entreprise des États-Unis Equifax qui produit des données et des analyses au sujet des consommateurs, des entreprises et de leur rapport de solvabilité, affirme que plus de la moitié des consommateurs du Canada qui ont répondu à son sondage ont affirmé avoir été victimes de fraude financière ou de vol d’identité.

« Près de la moitié de toutes les fraudes sont commises contre le groupe de la génération Y, qui compte sur la technologie pour la plupart de ses activités quotidiennes, ce qui l’expose à un plus grand risque », soutient Equifax Canada. L’entreprise ajoute percevoir un « faux sens de sécurité lorsque l’on interagit en ligne ».

Le sondage d’Equifax aurait été effectué auprès de 1 539 consommateurs du Canada. Parmi les cinq conseils suggérés par Equifax pour se protéger contre la fraude, on retrouve la vérification du dossier de crédit individuel, qui comme par hasard est un service payant offert par Equifax.

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Mise en garde contre le trop beau pour être vrai

Le Bureau de la concurrence met en garde contre « l’arnaque des essais gratuits » et contre les « abonnements piégés ».Illustration du concept de service à la clientèle

Le Bureau de la concurrence du Canada, en partenariat avec le Forum sur la prévention de la fraude dans le cadre d’une journée annuelle qui est destinée à la sensibilisation aux offres « trop belles pour être vraies », affirme que les produits et les services qui sont « offerts soi-disant sans frais peuvent finir par coûter très cher ».

Selon cet organisme, les consommateurs sont « quotidiennement bombardés d’offres d’essai gratuit, et il peut être difficile de faire la distinction entre celles qui proviennent d’entreprises légitimes et celles qui sont des arnaques ».

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Protection des données : des consommateurs préoccupés mais pas découragés

Fanny Bourel Fanny Bourel14/03/2016

Les récentes attaques informatiques subies par certaines enseignes et organisations gouvernementales n’inquièteraient pas outre mesure le grand public, d’après un sondage international réalisé par SAS.Illustration du concept de sécurité des données ou des centres de données

Selon les données recueillies par cette multinationale spécialisée en logiciels d’analyse d’affaires, 63 % des 4 400 répondants estiment que les actes de piratage et de violation des données ont accru leurs inquiétudes en matière de confidentialité et de protection des données. Cependant, ce chiffre est en baisse de six points par rapport au sondage similaire effectué en 2014.

De plus, ce souci de la sécurité ne dissuaderait pas les consommateurs d’être actifs en ligne, sauf en ce qui concerne le paiement en ligne. Seulement 28 % des répondants canadiens auraient indiqué les utiliser, avant tout en raison de craintes liées à la cybersécurité.

Au Canada, les consommateurs seraient 64 % à se soucier de l’utilisation de leurs données personnelles par les entreprises, 24 % à se sentir totalement impuissants à ce sujet et 13 % à croire qu’ils exercent un contrôle total sur leurs renseignements.

Les plus préoccupés par la sécurité de leurs données personnelles seraient les femmes, les gens de plus de 40 ans, les plus aisés et les plus susceptibles de naviguer en ligne, notamment grâce à leur téléphone « intelligent ».

Pourtant, ces inquiétudes ne les empêcheraient ni d’accepter de partager leurs données personnelles avec des entreprises ni de s’abstenir de s’informer sur leurs pratiques en matière de confidentialité. Alors que seulement 13 % des répondants sont confiants quant à la sécurité des informations communiquées aux entreprises, une majorité d’entre eux se disent prêts à donner leur adresse courriel (72 %), ainsi que leur nom (60 %), pour recevoir des coupons et rabais personnalisés. Seulement 13 % des personnes interrogées affirment qu’il est très probable qu’elles lisent les termes des ententes de confidentialité avant d’en accepter les conditions pour télécharger un logiciel ou effectuer un achat.

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Bombardier mise sur un Internet illimité à bord

Bombardier prévoit offrir un réseau d’accès illimité à Internet à bord de ses biréacteurs d’affaires Learjet, Challenger et Global.Bombardier

Le constructeur d’avions et de trains Bombardier, dont le siège social est situé à Montréal, affirme avoir conclu un partenariat avec SmartSky Networks pour pouvoir vendre à ses clients et leur installer du matériel pour le réseau SmartSky 4G à bord des biréacteurs.

Ainsi, mentionne Bombardier, son réseau de centres de services pourra offrir à ses clients et leur installer le matériel du réseau SmartSky 4G, qui doit être rendu disponible plus tard en 2016.

« La technologie de formation de faisceaux 4G de SmartSky transmet un signal qui s’accroche à un avion et fournit un accès illimité au Web grâce à un spectre de 60 MHz sur une plateforme air-sol », ce qui doit permettre le clavardage, la lecture en continu, les jeux, les vidéoconférences, les appels et les partages de textos, précise Bombardier au sujet du fonctionnement de cette technologie.

Bombardier ajoute que ce système sera disponible pour les biréacteurs qui survolent la zone continentale des États-Unis et aussi qu’il sera complémentaire au service Wave de Bombardier, qui lui permettrait la connectivité Internet continue à l’échelle mondiale à bord des biréacteurs Global grâce à un réseau de satellites.

L’entreprise des États-Unis SmartSky Networks se spécialiserait en technologies de communications pour les secteurs de l’aviation et des télécommunications.

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Transports Canada accrédite une connectivité en vol de Bombardier

Une technologie de connectivité en vol de Bombardier Avions d’affaires reçoit une homologation de Transports Canada.Bombardier

Le fabricant d’avions d’affaires Bombardier, qui est basé au Québec, affirme que son option sans fil WAVE pour les avions d’affaires Global 5000 et Global 6000 a reçu un certificat de capacité de la part de Transports Canada après avoir été testé à bord de ces deux modèles d’avions.

Bombardier mentionne que cette technologie de connectivité « est propulsée par la technologie de Honeywell Aerospace et Inmarsat » et que WAVE signifie « Wireless Access Virtually Everywhere ».

« WAVE, faisant appel au matériel JetWave de Honeywell Aerospace, reste connecté à la solution satellitaire JetConneX d’Inmarsat à diverses altitudes, vitesses, positions géographiques et conditions météorologiques », précise Bombardier.

Ainsi, cette technologie de connectivité en vol doit permettre aux passagers des avions d’affaires d’utiliser la vidéoconférence, la navigation sur Internet, ainsi que la diffusion en continu en vol de présentations médias.

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Financement de projets de recherche en soins de santé numériques

Fanny Bourel Fanny Bourel07/03/2016

Le gouvernement fédéral fournit un total de 13,8 millions de dollars à 22 projets en matière de soins de santé numériques.

Illustration du concept de la cybersanté

(Photo : Thinkstock)

Ces initiatives de recherche portent sur la santé mentale des jeunes et sur les personnes âgées qui ont des besoins complexes en matière d’accès aux soins à domicile.

Les initiatives sont financées par l’entremise du Programme de partenariats pour l’innovation en cybersanté (PPIC) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Le PPIC viserait à réunir le milieu universitaire et l’industrie en favorisant la collaboration entre chercheurs en santé et entreprises technologiques.

Deux projets québécois ont été choisis. Le premier consisterait à développer, mettre en place et évaluer un système en ligne permettant aux jeunes de chercher eux-mêmes de l’aide en santé mentale et ainsi d’accéder directement à des services et des soins. Mis en œuvre par des chercheurs du CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal), il doit recevoir 750 000 dollars.

L’objectif du second projet, proposé par des chercheurs de l’Université Laval, serait de tester une stratégie de retour à domicile des patients hospitalisés pour une maladie pulmonaire obstructive chronique. Ces scientifiques auraient déjà mis au point un système combinant l’ajustement automatique de l’oxygène administré aux patients à domicile et la surveillance par télémédecine.

Les 385 000 dollars fournis par le PPIC à l’équipe de Québec devraient lui permettre de finaliser le développement de cette technologie. Il s’agirait aussi de l’évaluer sur 100 patients pendant deux ans, afin de démontrer qu’elle pourrait réduire de moitié la durée moyenne de 10 jours d’hospitalisation, ainsi que baisser les coûts de prise en charge de cette pathologie, qui serait la première cause d’hospitalisation parmi les maladies chroniques.

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Télévision : enthousiasme inégal à l’égard des forfaits de base « abordables »

Les téléspectacteurs peuvent à partir du 1er mars s’abonner à des forfaits de télévision de base pour 25 dollars par mois, souligne le CRTC.CRTC et Bell, télévision

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) rappelle avoir annoncé ces « changements » en mars 2015 et que des options de chaînes individuelles et de petits forfaits doivent également pouvoir être ajoutées à ce « forfait de base abordable ».

« Tous les fournisseurs de services de télévision titulaires d’une licence [sauf ceux qui comptent moins de 20 000 abonnés] doivent offrir le forfait de base abordable. Ce forfait ne doit pas coûter plus de 25 dollars par mois (équipement non compris) et doit comprendre [entre autres] des stations de télévision locales et régionales, les chaînes d’intérêt public, les chaînes éducatives et les chaînes communautaires et civiques », mentionne le CRTC.

Cependant, cela ne veut pas dire que tous les fournisseurs de services de télévision mettront de l’avant ce forfait de base et en théorie plus abordable. En effet, selon Radio-Canada et CBC, Bell aurait demandé à ses agents du service à la clientèle de ne pas faire la promotion du forfait mensuel de base au coût maximum de 25 dollars par mois.

« Il n’y aura pas de publicité et vous devriez uniquement parler de ce forfait si le consommateur vous en parle d’abord », mentionnerait un document de formation des employés de Bell obtenu par le réseau anglais de Radio-Canada (CBC).

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Option de réplique technologique pour taxis

L’application mobile qui est offerte par Paxi Technologies à l’industrie québécoise du taxi serait prête à être déployée.Paxi, taxis, mobilité

Paxi Technologies, une entreprise fondée au Québec en 2014 qui offre des solutions de paiement électronique, d’administration et de communication dans le domaine du transport par taxi, affirme qu’après son lancement officiel « l’application permettra de relier tout utilisateur à la voiture de taxi inscrite la plus proche, partout au Québec ».

L’entreprise Paxi Technologies positionne son produit comme étant « légal et respectueux de l’encadrement actuel du transport rémunéré de personnes par automobile ».

Selon le directeur général de Paxi, Mario Sabourin, « nous vivons actuellement un faux débat entre technologie et réglementation ». Il ajoute que le produit de Paxi « est la preuve qu’il est possible d’innover et de répondre aux besoins de la clientèle tout en respectant les lois du Québec ».

L’application devrait aussi permettre de choisir une entreprise de taxi en particulier, le type de transport demandé (taxi, électrique, adapté, etc.), la visualisation du taxi en approche, le paiement de la course et l’émission d’une facture, ainsi que « l’évaluation du chauffeur et du passager ».

Paxi ajoute que le déploiement de son application au Québec « nécessiterait » un soutien gouvernemental pour sa promotion et commercialisation.

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