L’édition janvier 2017 du magazine Direction informatique en format Pagebook propose une édition spéciale de dix textes qui ont été publiés en 2016 et 2017 sur le site de Direction informatique au sujet de produits et services TI qui sont destinés au secteur manufacturier.


Édition spéciale produits et services TI destinés au secteur manufacturier

L’actualité québécoise des technologies de l’information et des communications (TIC) pour les entreprises et les organisations inclut des technologies numériques qui sont destinées au secteur manufacturier et à la connectivité des usines. L’introduction de l’internet des objets et des développements de la robotique génèrent des projets de transformation et de virage numérique, des partenariats industriels, ainsi que de nouvelles considérations budgétaires.


Internet des objets : des dépenses en hausse de 18 %

Fanny Bourel Fanny Bourel09/01/2017

Les dépenses mondiales en objets connectés auraient atteint 737 milliards de dollars en 2016, selon les estimations de la firme d’analyse International Data Corporation (IDC). Ce niveau serait en hausse de 17,9 % par rapport à 2015.

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Image : Getty

Selon la dernière édition du guide semestriel des dépenses mondiales en Internet des objets (IdO) qui est publié par IDC, les secteurs qui auraient le plus investi en IdO seraient ceux du manufacturier (178 milliards), des transports (78 milliards) et de l’énergie (69 milliards). Le segment des objets connectés pour les consommateurs, qui arrive en quatrième position, devrait occuper la troisième place du classement d’ici 2020.

L’an dernier, plus de 100 milliards de dollars auraient été investis dans l’IdO destinée aux opérations manufacturières. Le deuxième poste de dépenses concerne la surveillance du transport des marchandises avec presque 60 milliards de dollars dépensés à cette fin.

Dans le secteur énergétique, les investissements en IdO auraient surtout concerné des réseaux électriques et gaziers connectés (58 milliards de dollars).

IDC mentionne s’attendre à voir les consommateurs plus que doubler leurs dépenses liées aux maisons connectées d’ici 2020. À cette date, ces dépenses devraient dépasser les 63 milliards de dollars.

D’ici 2020, ces investissements pourraient surtout se traduire par des dépenses en matériel, par exemple des modules et des capteurs. Cependant, ce sont les segments des logiciels et des services qui devraient croître le plus fortement durant cette période, selon IDC.

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Programme d’acquisition de robots de transformation métallique

Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et le Réseau de la transformation métallique du Québec (RTMQ) s’allient.CRIQ, RTMQ

Dans un communiqué conjoint, les deux organisations affirment prévoir regrouper « leurs expertises pour accompagner des entreprises en transformation métallique dans l’acquisition d’un premier robot collaboratif » grâce à un « programme conjoint ».

Ce dernier proposerait aux entreprises « la possibilité de profiter d’une visite industrielle pour réaliser une première évaluation des bénéfices que peut apporter l’acquisition d’un robot ». Des entreprises qualifiées pourraient ensuite « obtenir le soutien nécessaire à l’implantation d’un premier robot et en mesurer les effets ».

Un partage de ressources publiques serait prévu par les deux organisations dans l’accompagnement de petites et moyennes entreprises (PME) manufacturières en transformation métallique.

« Des entreprises ne sont pas automatisées et robotisées. Ce programme est une occasion de procéder à un rattrapage technologique », soutient le CRIQ, dont une mission serait de contribuer au développement des secteurs industriels du Québec à partir de deux laboratoires à Québec et Montréal.

Du côté du RTMQ, qui dit soutenir le développement des entreprises du secteur, on souligne que des « progrès technologiques » au cours des dernières années auraient rendu « les robots plus performants ».

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Alliance entre le CRIQ et le CEFRIO en transformation numérique

Le CRIQ et le CEFRIO affirment vouloir favoriser ensemble la transformation numérique ou le passage au numérique de PME manufacturières.CRIQ, CEFRIO, transformation numérique

Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) se donne la mission de « soutenir l’innovation » des organisations des secteurs industriels du Québec grâce à des laboratoires situés à Québec et Montréal.

Le Centre facilitant le recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) se présente comme étant un organisme de recherche qui « accompagne les organisations dans la transformation de leurs processus et pratiques d’affaires par l’appropriation et l’utilisation du numérique » et des technologies de l’information et des communications (TIC).

Les deux organisations soutiennent que leur entente de collaboration concerne la « mise à niveau » des petites et moyennes entreprises (PME) manufacturières en matière de « quatrième révolution industrielle ou de l’industrie 4.0 ».

Concrètement, cette entente impliquerait la « mise en commun des expertises respectives et de ressources publiques pour favoriser l’émergence d’innovations au Québec et stimuler les investissements en TIC et en équipements de production et d’automatisation grâce à l’adoption des technologies numériques au sein des entreprises manufacturières ».

Les compétences en actifs numériques mises en commun et à transférer aux PME par voie d’accompagnement dans leur adoption incluraient la robotique, l’intelligence artificielle et une « vision numérique avancée ».

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Usines connectées : partenariat entre Worximity et Datahex

Le partenariat entre Worximity et Datahex mise sur la numérisation des entreprises manufacturières d’Amérique du Nord.Worximity, Datahex, usines connectées

Technologies Worximity, qui se spécialise en surveillance en temps réel de chaînes de production et de production manufacturière grâce à une application mobile et à des capteurs connectés, affirme que l’entente « bonifie » l’offre respective et complémentaire de ces deux entreprises du Québec.

Worximity soutient que le partenariat cible la conquête de nouveaux marchés qui sont liés au secteur manufacturier, tels que les domaines de l’agroalimentaire et de la pharmaceutique, et de la transformation du métal, du plastique et du bois.

Datahex proposerait de son côté une technologie de formulaires numérisés et sans papier qui permettrait d’analyser en temps réel des données capturées manuellement sur un plancher de production.

Ce partenariat miserait sur une « virage rapide » de l’industrie manufacturière vers une « industrie 4.0 », par la connectivité des équipements, des équipes et des procédés pour en tirer des données et des indicateurs de performance.

Les deux entreprises prévoiraient participer prochainement et conjointement à des salons internationaux en matière d’usines connectées.

Datahex est basée à Laval depuis quinze ans. Elle compte une trentaine d’employés et deux divisions, dont une division de conception de logiciels de gestion de normes de qualité. De son côté, Worximity, fondée en 2011, compte une vingtaine d’employés à Montréal.

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Robotique industrielle : Mecademic prend son envol

Fanny Bourel Fanny Bourel18/08/2016

La jeune pousse montréalaise Mecademic a livré les quatre premières unités de son robot industriel compact Meca500.Meca500, Mecademic

Créée en 2013 au Centech, qui est un incubateur d’entreprises de l’École de Technologie Supérieure (ÉTS), Mecademic souhaite faciliter l’adoption de la robotique industrielle au sein des entreprises manufacturières.

Avec son robot Meca500 de dimension compacte, Mecademic vise à répondre aux besoins d’entreprises de divers secteurs en matière de robotisation à petite échelle dans un environnement de taille restreinte.

Ce premier lot de quatre robots étant écoulé, l’entreprise compte proposer de nouveaux exemplaires à partir de la mi-octobre.

Mecademic souhaite se lancer également sous peu dans la conception d’un autre petit robot industriel mais capable de supporter une charge utile six fois plus importante que le Meca500.

Ces robots Meca3k devraient être interconnectés, s’inscrivant ainsi dans la « quatrième révolution industrielle », qui aurait déjà commencé. En devenant connectées, les usines seraient appelées à gagner en flexibilité dans la production, à permettre une allocation différente des ressources, de l’énergie et des matières premières. Un de leurs objectifs pourrait aussi être de réaliser des tâches répétitives ou demandant une grande minutie avec moins d’employés.

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Darktrace repêche un ancien agent du SCRS

Darktrace s’implante au Canada avec l’ouverture d’un bureau à Toronto et nomme à la tête de sa direction au Canada un ancien agent de renseignements au service du Canada (SCRS) et de l’Angleterre (MI5), David Masson.Darktrace

Cette multinationale se spécialise en produits de cybersécurité pour les entreprises. Elle a été fondée en 2013 à Cambridge en Angleterre et elle serait née d’une collaboration entre des mathématiciens de l’Université Cambridge et d’anciens agents du MI5, le service de renseignement responsable de la sécurité intérieure au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

L’approche de Darktrace miserait notamment sur l’apprentissage automatique (ou machine learning en anglais) pour reconnaître le comportement normal d’un utilisateur, d’un réseau ou d’un appareil informatique et pour pouvoir détecter une anomalie de comportement qui trahirait une attaque ou intrusion, plutôt que sur la surveillance d’attaques connues.

Cette méthode basée sur la surveillance du trafic réseau et sur la veille informatique serait inspirée de la biologie du système immunitaire humain et elle viserait la protection des données internes des organisations des secteurs de la finance, du manufacturier, de services professionnels et publics, de la santé, de l’énergie, du transport, du détail et des télécommunications.

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Entente en Allemagne pour le CRIQ

Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) s’associe à Festo, une entreprise allemande en technologies industrielles.Logo du CRIQ

Selon le CRIQ, l’un des objectifs de l’entente entre les deux parties serait « d’accélérer l’implantation des principes de l’industrie 4.0 et de l’usine intelligente dans le secteur industriel et manufacturier du Québec », grâce à des « vitrines technologiques en usine » qui doivent inspirer les autres usines.

Ce « virage numérique » serait caractérisé par « la communication continue entre les différents outils et postes de travail des chaînes de production et d’approvisionnement ».

Le CRIQ affirme que l’entente lui procure un accès à des ressources spécialisées et à environ 30 000 technologies d’automatisation en provenance d’environ 175 pays.

La collaboration avec Festo devrait être menée par une équipe de recherche du CRIQ qui se spécialise robotisation, intelligence artificielle, télématique, commandes numériques, organisation de systèmes de production et gestion de grandes bases de données.

Le CRIQ précise se donner entre autres la mission de « contribuer à la compétitivité des secteurs industriels du Québec en créant des partenariats pour élargir son offre de service ».

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Sonaca Montréal investira 22 M$ à Mirabel

Sonaca Montréal prévoit investir environ 22 millions de dollars dans son usine de Mirabel pour pousser plus loin et accélérer son virage numérique.Sonaca Montréal

Cet investissement a été annoncé par Sonaca Montréal dans le cadre du Salon aéronautique de Farnborough en Angleterre. L’entreprise wallone Sonaca dispose d’une filiale et d’une usine à Mirabel dans la région de Montréal.

La filiale se spécialise en fabrication de grandes pièces d’aérostructure, telles que des bords d’attaque d’ailes, des panneaux de fuselage et des panneaux d’ailes d’aéronefs.

L’investissement viserait à permettre l’acquisition et la modernisation d’équipements et de technologies d’usinage et de fabrication pour l’usine de Mirabel. L’État du Québec aiderait financièrement ce projet à partir de ses recettes fiscales avec un prêt de trois millions de dollars.

Des recettes fiscales du Canada seraient utilisées par Développement économique Canada pour remettre des aides financières sous forme de contributions remboursables totalisant 4,98 millions de dollars à onze entreprises du secteur de l’aérospatiale au Québec, dont Sonaca Montréal.

Les autres bénéficiaires seraient APN, Alphacasting, Elimetal, Industries B. Rainvile, Les Industries DICI, Lev-Fab, Luxia Innovation, M1 Composites Technology, Mesotec et Vestshell.

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De nouveaux mandats pour Groupe T2i Canada

Fanny Bourel Fanny Bourel27/04/2016

L’éditeur de logiciels Groupe T2i Canada signe deux premières ententes au Québec dans le domaine de la dématérialisation des comptes payables. Illustration du concept du secteur manufacturier

Cette filiale canadienne d’un groupe franco-suisse a conclu un partenariat technique avec Pirel, une entreprise de Boucherville spécialisée dans la gestion électronique de documents. La solution de dématérialisation des comptes payables développée par T2i est désormais intégrée à l’offre de services de Pirel, qui a ainsi pu remporter un contrat avec une entreprise manufacturière dont le nom n’a pas été dévoilé. Pirel va gérer le traitement de ses factures fournisseurs, dont le nombre est évalué à un million par an.

Autre nouveau client pour Groupe T2i Canada : la Corporation du Fort St-Jean. Cette organisation, qui assure la gestion du Collège Militaire Royal de St-Jean, a également choisi la solution de dématérialisation des comptes payables du Groupe T2i pour le traitement de 12 000 comptes payables annuels.

Groupe T2i Canada, qui est basé à Québec et à Montréal, aurait également noué un accord avec Hopem, un éditeur de logiciels de gestion d’immeubles résidentiels et commerciaux, pour se développer dans le secteur de l’immobilier.

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Du financement fédéral pour l’optique et photonique

L’INO obtient un renouvellement de son financement de base de 50 millions de dollars pour les cinq prochaines années.Logo de l'Institut national d'optique (INO)

L’Institut national d’optique (INO), qui est un centre de recherche et développement en hautes technologies basé à Québec, soutient sur la base d’une étude Deloitte contribuer à hauteur de 344 millions de dollars par année au produit intérieur brut (PIB) du Canada, ainsi qu’à la création ou à la consolidation de 4 013 emplois à temps plein.

L’INO mentionne que ces retombées économiques seraient reliées à son rôle de « levier économique » à travers les technologies qu’il développe. De plus, l’INO ajoute avoir trente entreprises essaimées à son actif.

Le montant du fédéral doit être appliqué au plan de l’INO pour la période 2016-2021, qui prévoit des développements en matière de photonique imprimable et de photonique sur silicium, ainsi que la poursuite de l’offre de technologies de productivité aux industriels du Canada, notamment dans les domaines manufacturier, biomédical et du transport par pipelines.

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