L’édition janvier 2016 du magazine Direction informatique en format Pagebook propose les dix textes les plus lus sur le site de Direction informatique pendant le mois de janvier 2016.


Le mois de janvier technologique 2016 de Direction informatique

L’actualité québécoise des technologies de l’information et des communications (TIC) pour les entreprises et les organisations a été marquée en janvier par encore plus de questions liées aux appels d’offres publics liés aux technologies, par le marché de la sécurité informatique pour les organisations, par la publicité trompeuse en matière de services de télécommunications et par la stagnation de la présence des femmes dans les emplois du secteur des TI.


Questions soulevées sur des liens entre Cisco et Denis Coderre

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 14/01/2016

Le Bureau de l’inspecteur général (BIG) de la Ville de Montréal se pencherait sur des liens entre le maire Denis Coderre et Cisco.Ville de Montréal et Cisco

Selon le bureau d’enquête du Journal de Montréal (JdM), la Ville de Montréal pourrait avoir « lancé un appel d’offres qui semblait en tout point dirigé vers des produits du géant informatique américain Cisco ». Le quotidien place cette possibilité dans le contexte de rencontres à Silicon Valley en 2014 entre Denis Coderre et le fournisseur de produits de réseautique et de télécommunications Cisco.

« L’inspecteur général Denis Gallant confirme qu’il a ouvert un dossier à cet égard. On est en train d’essayer d’analyser les faits qui nous ont été présentés et on regarde ça avec beaucoup de sérieux, parce que ça a d’énormes implications, comme tous les dossiers qu’on ouvre », aurait affirmé au JdM la porte-parole du BIG, Christine O’Doherty.

Selon le Journal de Montréal, une photo de Denis Coderre devant le logo de Cisco et publiée sur les réseaux sociaux aurait irrité des acteurs de l’industrie de l’informatique. De plus, dans le cadre de l’appel d’offres pour lequel des questions sont soulevées, trois fournisseurs auraient proposé des produits Cisco dans leurs offres.

Un enquête complète pourrait être déclenchée dans les prochains mois « si les enquêteurs du BIG constatent qu’il y a suffisamment d’éléments qui méritent d’être étudiés en profondeur », mentionne le JdM, qui ajoute que Denis Coderre avait été député fédéral libéral à Ottawa aux côtés d’un ancien lobbyiste de Cisco, Paul Zedd. Rappelons aussi qu’avant d’occuper cette fonction, Denis Gallant a été procureur à la Commission Charbonneau.

Lire l’article au complet sur le site du Journal de Montréal

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CGI embauche un militaire étatsunien comme chef de la sécurité

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 13/01/2016

Stanley L. Sims était jusqu’à récemment directeur du Defense Security Service, un organisme du département de la « Défense » aux États-Unis, et il est désormais chef de la sécurité chez CGI.Logo de Groupe CGI

La firme de services-conseils Groupe CGI, dont le siège social est situé à Montréal, affirme que Stanley Sims « sera responsable des politiques, des pratiques et des programmes de sécurité d’entreprise pour l’ensemble des activités de sécurité physique et informatique » de CGI.

Dans son rôle précédent, Stanley Sims aurait été « responsable d’assurer la sécurité de la base technologique de la défense et de superviser la protection des renseignements classifiés qui sont stockés dans l’environnement informatique de la Défense et de ses partenaires ».

CGI soutient que son nouveau directeur serait doté d’une compréhension du contexte de la sécurité mondiale et d’une expertise en conception de programmes de sécurité pour les organisations et leur adaptation technologique préventive face aux risques.

Stanley Sims aurait déjà dans le passé « collaboré avec des dirigeants et des spécialistes de CGI ». Il aurait été nommé directeur du Defense Security Service par le secrétaire de la « Défense » des États-Unis en décembre 2010, un poste qu’il aurait occupé jusqu’à sa retraite en janvier 2016. Il serait aussi colonel à la retraite de l’armée des États-Unis et issu d’une carrière liée au renseignement, à la sécurité et aux opérations.

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Publicité trompeuse : Telus devra rembourser 7,34 M$

Fanny Bourel Fanny Bourel 05/01/2016

Épinglée par le Bureau de la concurrence, Telus devra verser un total d’environ 7,34 millions de dollars à d’actuels et anciens clients.Logo de TELUS

Les deux parties ont conclu cette entente suite à une enquête lancée, en 2012, sur Telus mais aussi sur Rogers, sur Bell et sur l’Association canadienne des télécommunications sans fil.

Le Bureau de la concurrence reproche à Telus des déclarations fausses ou trompeuses dans ses publicités au sujet de la messagerie texte payante. Telus aurait facilité l’ajout de frais par des tierces parties sur les factures de téléphone sans fil de ses clients pour des services de messagerie texte payante, comme des quiz et des sonneries d’appel, que ses clients n’avaient pas l’intention d’acheter et qu’ils n’avaient pas accepté de payer.

C’est la plus importante somme obtenue jusqu’à présent par le Bureau de la concurrence dans le cadre d’une entente.

Les remboursements s’appliqueront aux clients de Telus, de Telus Mobilité et de Koodo ayant payé des frais de messagerie texte entre 2011 et 2013.

Telus devra également mettre en œuvre une campagne de sensibilisation aux manières d’éviter les frais de sans fil non désirés.

L’entreprise devra aussi donner 250 000 dollars à Éducaloi, un OBNL dont la mission est d’aider le grand public à comprendre ses droits, ses responsabilités et la loi, ainsi qu’à deux universités canadiennes afin de soutenir des travaux de recherche portant sur les droits des citoyens et l’éducation des consommateurs de services sans fil.

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Prédictions 2016 Deloitte : plus d’IA mais pas plus de femmes en TI

Fanny Bourel Fanny Bourel 18/01/2016

Deloitte a publié ses prédictions 2016 pour le secteur des technologies, des médias et des télécommunications (TMT) concernant les consommateurs et le marché interentreprises.Des femmes qui travaillent dans l'industrie des TI

Du côté des logiciels d’entreprise, l’heure serait à l’avènement de l’intelligence artificielle (IA). D’ici la fin de l’année 2016, Deloitte estime qu’au moins 80 des 100 plus importantes sociétés de logiciels auront intégré les technologies cognitives à leurs produits. Un taux qui devrait grimper à 95 % d’ici 2020. Parmi les technologies cognitives privilégiées, on retrouverait l’apprentissage automatique, le traitement du langage naturel et la reconnaissance de la parole.

Autre thème abordé par Deloitte : la féminisation des emplois dans les TI au Canada qui devrait stagner cette année. La firme prédit que les femmes n’occuperont que 22 % des postes en TI en 2016, soit deux points de moins qu’aux États-Unis. Une situation qui ne serait pas près de changer puisque Deloitte juge qu’atteindre la parité des sexes pourrait prendre des dizaines d’années. Pour y parvenir, le Canada devrait former davantage de femmes (elles ne représentent que 25 % des étudiants en informatique) et agir sur le recrutement des femmes, leur rétention, leur rémunération et leurs possibilités d’obtenir des promotions.

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Fibrenoire acquise par Vidéotron

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 11/01/2016

La firme de services de connectivité pour entreprises par fibre optique Fibrenoire a été acquise par Vidéotron.Fibrenoire et Vidéotron

Le fournisseur québécois de services de télécommunications Vidéotron affirme que la transaction vise à unir les « forces » de Vidéotron Service Affaires et de Fibrenoire en matière de connectivité par fibre optique d’une clientèle d’affaires.

Selon Vidéotron, le montant de la transaction s’élève à 125 millions de dollars. Les deux entreprises devraient maintenir des infrastructures « à la fois distinctes et complémentaires », alors que Fibrenoire aurait désormais le statut de « filiale autonome » de Vidéotron à partir de son propre siège social.

Vidéotron aurait acquis la totalité des actions des actionnaires-fondateurs Benjamin Desmarais, Rémi Fournier et Jean-François Lévesque, qui continueront d’occuper les mêmes fonctions, ainsi que de l’actionnaire majoritaire Novacap TMT, un fonds de rachat que se spécialiserait en technologies, média et télécommunications.

Les clients du réseau de connectivité par fibre optique de Fibrenoire seraient répartis entre Montréal, Québec, Ottawa et Toronto. L’entreprise soutient que la transaction lui procure entre autres un accès à des ressources financières et à une « profondeur technologique ».

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TIC et prise de décisions sans traces écrites

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 27/01/2016

Les technologies de communication et la pratique « apportez vos appareils personnels » compliqueraient l’accessibilité aux documents publics.Illustration du concept de surinformation

Les commissaires à l’information du Canada ont demandé aux divers gouvernements du Canada, dans une résolution conjointe, de créer un obligation légale pour les entités publiques de documenter leurs délibérations, leurs actions et leurs décisions, afin de contrer une « culture émergente de prise de décisions sans traces écrites », qui compromettrait « l’obligation de rendre des comptes au public, les archives et la confiance des citoyens ».

Selon les commissaires, les demandes d’accès à l’information de citoyens se concluraient désormais trop souvent par des réponses qui affirment que les documents demandés n’existent pas, possiblement parce qu’ils n’ont jamais été créés.

« Sans documentation adéquate, les entités publiques compromettent leur capacité à prendre des décisions justifiées et à préserver des données historiques », soutiennent les commissaires au nom de la transparence.

Les commissaires ajoutent que les dossiers de documentation sur les raisons et explications des décisions d’entités du secteur public devraient pouvoir « être conservés adéquatement afin de préserver leur intégrité » et être « facilement récupérables quand ils font l’objet de demandes d’accès ».

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Giro : son logiciel choisi par quatre villes

Fanny Bourel Fanny Bourel 22/01/2016

Giro remporte un contrat avec les sociétés de transport de l’Outaouais, de Saguenay, de Sherbrooke et de Trois-Rivières.Logo de Giro

Suite à un appel d’offres public, ces quatre administrations, regroupées au sein d’un consortium (CQC), ont confié à Giro l’implantation d’un système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageur (SAEIV) pour le transport adapté.

Leur acquisition du logiciel Giro/ACCES viserait à optimiser les ressources et le service à la clientèle. « Les services de transport adapté nécessitent une planification et une livraison du service rigoureuses », a indiqué, dans un communiqué, Dany Bélanger, coordonnateur du CQC, ainsi que chef des projets et du développement durable à la Société de transport de Sherbrooke.

La solution logicielle devrait permettre la gestion des dossiers des usagers, la création automatisée d’horaires et la répartition des ressources en temps réel selon les demandes reçues. Les usagers pourraient réserver plus rapidement leurs déplacements et être informés par téléphone de l’arrivée du véhicule.

Les compagnies de taxi assurant également des services de transport adapté pour le compte des sociétés de transport devraient aussi intégrer le SAEIV à leurs systèmes de répartition. La communication avec les taxis serait automatisée et la gestion de la facturation facilitée.

L’installation du système d’ordinateurs à bord des véhicules et de celui de la réponse vocale interactive serait sous-traitée aux firmes Faxion et Enghouse.

Issue du Centre de recherche sur les transports de l’Université de Montréal, l’entreprise Giro se spécialise dans les solutions logicielles de planification et gestion des opérations de transport. Elle fournit déjà son logiciel Giro/ACCES pour le transport adapté aux villes de Montréal, Toronto et Calgary.

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Technique montréalaise de réactivité des écrans de téléphone

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 11/01/2016

Les travaux de recherche de deux doctorants en génie physique de Polytechnique Montréal porteraient sur un technique permettant entre autres de transformer un téléphone en thermomètre.Logo de Polytechnique Montréal

Une technique d’intégration de conduits microscopiques dans le verre des écrans de téléphone qui est développée par Jérôme Lapointe et Raman Kashyap permettrait de graver des conduits d’onde sur un écran de téléphone en utilisant un rayon laser. Les guides d’onde, comme les fibres optiques, pourraient « acheminer l’information à la place des connexions et des fils électriques, qui eux ne sont pas transparents »

Selon Polytechnique Montréal, une institution d’enseignement et de recherche qui est affiliée à l’Université de Montréal, cela permettrait de « créer une nouvelle interface qui rend la surface du téléphone réactive à certaines conditions ». En conséquence, il serait possible de fabriquer « des dispositifs qui utilisent la surface de l’écran de verre comme un capteur de température, en faisant ainsi un thermomètre, ainsi qu’un système d’identification utilisant des ondes infrarouges permettant de sécuriser des transactions ».

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Acceo vise les marchés des cours de justice et de stationnement

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 25/01/2016

Acceo Solutions acquiert l’entreprise montréalaise Groupe Techna (GTechna) et sa filiale GTechna USA, qui développent des systèmes d’automatisation des activités de gestion de stationnements et de travaux/services publics.Acceo Solutions et GTechna

La firme montréalaise de services-conseils Acceo Solutions, qui se spécialise en conception et intégration de solutions logicielles d’affaires et de paiement pour les PME, affirme ainsi « élargir son offre en TI d’affaires dans le secteur municipal et des services publics et parabublics ».

« Dans le contexte d’une évolution vers une cour numérique, Acceo souhaite élargir ses services municipaux vers d’autres secteurs comme celui de la justice. L’acquisition de GTechna représente une avancée en application des lois et de la sécurité publique », soutient Acceo.

Par exemple, les technologies de GTechna incluraient des capacités de reconnaissance de plaques d’immatriculation, de rédaction automatisée et paiement de constats, ainsi que d’échanges d’informations avec les systèmes de gestion des villes, cours de justice et gestionnaires de stationnement.

Selon Acceo, la suite d’applications de Techna basée sur des technologies Internet et mobiles aurait déjà été intégrée à certaines de ses solutions. La clientèle ciblée par GTechna serait composée de villes et services de police d’Amérique du Nord, du Mexique, d’Australie et d’Asie, dont la Malaisie.

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L’Institut neurologique de Montréal ouvre le code source du cerveau

Dominique Lemoine Dominique Lemoine 28/01/2016

L’Institut et hôpital neurologiques de Montréal veut ouvrir l’accès à ses données sur le cerveau, rapporte le magazine Science.Institut et hôpital neurologique de Montréal

L’Institut et hôpital neurologiques de Montréal, qui est un centre hospitalier de recherche et d’enseignement affilié à l’Université McGill et qui se spécialise en neurosciences, viserait ainsi à accélérer la transformation en traitements de ses résultats de recherches en matière de connexions et de communication entre différentes régions du cerveau.

À partir de 2016 donc, des travaux de recherche des scientifiques de cet institut devraient être conformes aux principes du mouvement de la science ouverte. C’est-à-dire que des résultats et des données de recherche devraient être rendus ouvertement disponibles au moment de leur publication, et que l’institut n’aidera pas, sur les plans financiers et administratifs, ses chercheurs qui veulent faire breveter leurs découvertes. Des logiciels et des algorithmes de recherche pourraient aussi être rendus accessibles aux autres chercheurs.

La science ouverte est définie par l’Office québécois de la langue française (OQLF) comme étant un « mouvement caractérisé par la volonté commune de ses adhérents d’amener, via le Web, plus de collaboration, de transparence et d’ouverture dans la réalisation de leurs pratiques scientifiques ».

Selon le directeur de l’institut, Guy Rouleau, dont les propos sont rapportés par Science, l’intention de cette expérimentation sur un horizon de cinq ans serait de rendre la neuroscience « plus efficace en réduisant la redondance [des recherches] et en partageant les données plus largement et rapidement ». La tentative serait aussi justifiée par un « impératif moral » et par des « idéaux scientifiques » de partage de la recherche le plus ouvertement possible.

Toujours selon Science, Guy Rouleau concéderait cependant que l’institut pourrait se retrouver ainsi en situation de laisser tomber quelques revenus futurs habituellement tirés de licences de brevets, pour plutôt fournir gratuitement des données que d’autres organisations et entreprises pourraient ensuite utiliser pour développer elles-mêmes des médicaments et thérapies « brevetables ».

Lire l’article au complet sur le site Internet du magazine Science (en anglais)

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