Les mandats de l’heure des directeurs de l’informatique


Shane - 30/06/2011

Bien que les directeurs de l’informatique discutent longuement d’innovation et de transformation commerciale, environ 50 % d’entre eux se préoccupent en fait davantage du perfectionnement des processus d’affaires et de l’amélioration de la collaboration, selon les résultats d’un sondage mondial de IBM mené auprès des responsables des TI.

Dans le cadre du sondage « The Essential CIO », constitué de plus de 3000 entrevues avec des cadres supérieurs de 71 pays œuvrant dans les TI, Big Blue a relevé quatre mandats auxquels la plupart des directeurs de l’informatique consacrent une partie ou la totalité de leur temps.

Il s’agit notamment de « l’optimisation », soit la simplification des activités en vue d’accroître l’efficacité, de « l’expansion », dans le cadre de laquelle les directeurs tentent de faciliter la prise de décision, de la « transformation », dans le cadre de laquelle la priorité est accordée à l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement, et de « l’exploration », qui est axée sur la découverte de nouvelles solutions en veillant à ce que les TI contribuent directement à la croissance de la part de marché.

Louis Sousa, responsable de la stratégie des TI aux Services mondiaux chez IBM au Canada, a déclaré que le mandat « expansion » a été cité par près de la moitié des participants, alors que les mandats « exploration » et « optimisation » n’ont chacun été mentionnés que par environ un huitième des répondants. Approximativement un quart des directeurs de l’informatique semblent avoir un mandat de « transformation ».

« Il ne s’agit pas de savoir lequel des mandats est le meilleur. Ils sont tous bons. Il s’agit plutôt de les harmoniser avec les rôles et les objectifs commerciaux », dit-il.

D’ajouter M. Sousa, certains de ces mandats s’appliquent davantage à des industries spécifiques. Les secteurs des assurances et de la fabrication, par exemple, sont favorables à « l’optimisation » car les TI ne transformeront pas nécessairement leurs activités. Par ailleurs, les banques pourraient se concentrer davantage sur la simplification de leurs procédés, autant pour leur clientèle interne qu’externe, ce qui les rapprocherait du mandat « transformation ». Les télécommunications, les médias et les entreprises de divertissement sont les explorateurs, en partie à cause de la nécessité. D’indiquer M. Sousa, ces secteurs de l’industrie sont en plein changement et s’éloignent des approches classiques ou conventionnelles dans le but d’offrir un service en ligne amélioré.

Peu importe leur mandat premier, M. Sousa affirme que les fondations de l’exploitation des TI sont une condition essentielle.

« Vous devez absolument être bon dans la prestation des services que vous vous engagez à fournir à l’entreprise, dit-il. Si vous n’y parvenez pas, vous ne pouvez pas faire en sorte que votre entreprise exploite une nouvelle voie. »

Selon M. Sousa, le danger est de se lancer dans un rôle ou un mandat qui ne suscite pas l’appui au sein de l’entreprise. « Il n’y a pas pire scénario. Les attentes ne concordent pas. »

IBM mène aussi une étude annuelle auprès des chefs d’entreprise, et M. Sousa souligne qu’il s’agit de la première année où les chefs d’entreprise et les directeurs de l’informatique ont la même opinion sur l’importance des éléments suivants : la connaissance poussée de la clientèle, l’analyse/l’information et les compétences. « Leur opinion concorde enfin. »

Bien que les directeurs de l’informatique canadiens aient représenté moins de 5 % de l’échantillon et que, selon M. Sousa, il y a peu d’écart par rapport aux résultats mondiaux, un point intéressant concerne les influenceurs de marché.

« Tant les chefs d’entreprise que les directeurs de l’informatique (au Canada) ont classé les compétences du personnel aux trois premiers rangs, alors qu’elles ne viennent même pas au cinquième rang ou au sixième rang à l’échelle mondiale », dit-il.




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