Les entreprises canadiennes seraient peu réceptives à l’infonuagique, selon IDC


Jean-François Ferland - 28/06/2012

Selon une étude d’IDC Canada, bon nombre de dirigeants d’organisation et des responsables des technologies de l’information ne sont pas enclins pour l’instant à adopter l’informatique en nuage.

Dans un sommaire de l’étude Enterprise Cloud Study 2012, qui a été commandée par le fournisseur de services de télécommunications Telus, la firme d’analyse et de recherche IDC Canada affirme que 71 % des dirigeants d’entreprise et des responsables des services des technologies de l’information ne sont pas réceptifs aux « modèles alternatifs » de prestation des TI.

L’étude, réalisée auprès de 200 chefs d’entreprise et dirigeants des services des technologies de l’information, indique que plus de 85 % des organisations auraient des inquiétudes envers la sécurité des services publics d’informatique en nuage.

Dans un communiqué publié en parallèle, le commanditaire Telus – un fournisseur de services d’infonuagique – fait état de taux élevés d’inquiétudes des dirigeants d’entreprise et des responsables des TI envers la capacité des fournisseurs de services d’infonuagique à assurer la sécurité des données confidentielles (91 % des répondants) et envers leur capacité à gérer les données en conformité avec des règlements et des lois (87 %).

Également, l’étude d’IDC Canada affirme que 89 % des utilisations de services d’informatique en nuage sont motivées en premier lieu par l’obtention d’économies d’argent. Toutefois, 56 % des responsables des technologies de l’information ont indiqué que le recours à des services publics d’infonuagique a permis l’affectation de personnel en interne à la réalisation d’autres tâches de plus grande valeur.

Faisabilité et facteurs

À propos des applications d’infonuagique publique, l’étude souligne que 33 % des responsables des technologies de l’information ont souscrit ou considéré la souscription à un service de courriel, tandis que 29 % des dirigeants d’entreprise ont plutôt affiché une préférence pour les services de gestion de la relation client en infonuagique.

Selon IDC Canada, les organisations canadiennes estiment que des applications verticales pourraient être transférées dans un service d’infonuagique privé hébergé ou vers un service d’infonuagique privé en interne. Également, des applications horizontales qui ont trait aux ressources humaines, à l’analytique commerciale ou aux finances pourraient être transférées dans un service d’infonuagique privé.

Toutefois, bien qu’ils envisagent la faisabilité du transfert d’applications critiques organisationnelles vers un service d’infonuagique privé, les dirigeants d’entreprises canadiennes ont indiqué que la décision d’aller de l’avant dépendrait de facteurs comme la capacité de l’infrastructure technologique, les besoins d’affaires, les enjeux de conformité et la volonté du département des TI.

L’étude d’IDC Canada indique que 63 % des personnes interrogées estiment avoir un niveau de connaissance « faible » ou « sommaire » de l’utilisation d’une combinaison de services d’informatique en nuage, soit l’infonuagique publique, l’infonuagique privée hébergée et l’infonuagique privée en interne.

L’étude d’IDC Canada traite également des perceptions des dirigeants d’entreprise et des responsables des technologies de l’informations envers les caractéristiques des trois principaux modèles d’infonuagique et de l’informatique traditionnelle (Lire : Infonuagique : Perceptions variables envers les approches de prestation des TI)




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À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
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