Le piratage de logiciels au Canada baisse en pourcentage, mais grimpe en valeur


Denis Lalonde - 12/05/2011

La valeur des logiciels illicites installés sur des ordinateurs personnels au Canada a atteint 1,07 milliard de dollars américains en 2010, ce qui constitue une augmentation de 13% par rapport aux chiffres de 2009, selon une étude de l’organisation Business Software Alliance.

Le taux de piratage atteint 28% de tous les logiciels installés sur des ordinateurs personnels (PC) durant l’année, dit la BSA dans un communiqué, en se basant sur les résultats de l’étude 2010 Global Software Piracy Study, réalisée en collaboration avec le cabinet d’études IDC.

« À 28 %, le taux de piratage au Canada atteint un bas historique, en baisse de six points de pourcentage depuis 2006, a révélé Michael Murphy, président du conseil du Comité BSA Canada. Bien que ces constats démontrent les progrès réalisés dans la réduction du taux de piratage informatique au Canada, il y a encore du travail à accomplir de la part des entreprises comme des consommateurs canadiens. Plus nous réduirons le piratage de logiciels, mieux s’en portera l’économie canadienne ».

En 2009, le taux de piratage au Canada était de 29 %, alors que la valeur des logiciels piratés était de 943 millions de dollars.

Au niveau mondial, toutefois, le portrait est moins rose, puisque le piratage de logiciel a atteint une valeur de 58,8 milliards de dollars américains, pour un taux de piratage de 42 %. Il s’agit d’une diminution d’un point de pourcentage par rapport aux données de 2009 et le deuxième plus haut taux de piratage depuis les débuts de l’étude en 2003.

L’édition 2010 de l’étude couvre 116 pays, répertoriés en deux groupes : les économies développées (Australie, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande, Ouest de l’Europe, Singapour, Taïwan, Corée du Sud et États-Unis), alors que les économies émergentes regroupent tous les autres pays.

En 2009, la valeur des logiciels piratés était de 51,4 milliards de dollars dans 111 pays.

Le Canada arrive au 14e rang des pays où le taux de piratage est le plus faible, ex-aequo avec les Pays-Bas. Ce sont les États-Unis, le Japon et le Luxembourg qui dominent le classement avec un taux de piratage de 20 %. À l’opposé, la Géorgie, ex république soviétique, ferme la marche avec un taux de piratage de 93 %, suivie du Zimbabwe (91 %), du Yémen, de la Moldavie et du Bangladesh (90 %).

Toutefois, au niveau de la valeur commerciale des logiciels piratés, ce sont les États-Unis qui arrivent en tête de liste à 9,52 milliards de dollars, suivis de la Chine à 7,78 milliards de dollars, et de la Russie à 2,84 milliards de dollars. Encore une fois, le Canada se classe au 14e rang.

Le document soutient que l’une des façons les plus courantes de pirater des logiciels est l’achat d’une seule copie de logiciel qui sera installée sur plusieurs ordinateurs.

L’étude couvre le piratage sur tous les logiciels pour PC, y compris les ordinateurs de bureau, les portables et les ultraportables. Elle comprend les systèmes d’exploitation, les logiciels de base, comme les bases de données et les ensembles de sécurité, et les logiciels d’applications; les logiciels gratuits légitimes et les logiciels libres font également partie de l’étude.

* Tous les montants sont en dollars américains.




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À propos de Denis Lalonde

Denis Lalonde est rédacteur en chef chez Direction informatique, développant des contenus et services uniques pour les spécialistes des technologies de l’information en entreprise à travers la province de Québec, tant à l’imprimé que sur le Web. Il s’est joint à IT World Canada, l’éditeur de Direction informatique, après avoir travaillé plus de cinq ans chez Médias Transcontinental pour les publications LesAffaires.com et le Journal Les Affaires. Journaliste accompli à l’aise sur toutes les plateformes médiatiques, Denis a également travaillé au Journal de Montréal, au portail Internet Canoë et au Réseau de l’information (RDI). Twitter: DenisLalonde
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