Infonuagique : Perceptions variables envers les approches de prestation des TI


Jean-François Ferland - 28/06/2012

Une étude sur l’infonuagique d’IDC Canada démontre les perceptions des dirigeants d’entreprise et des responsables des technologies de l’information quant aux avantages offerts par les trois principaux modèles d’infonuagique et par l’informatique traditionnelle.

Le sommaire exécutif d’une étude sur l’infonuagique d’IDC Canada, qui a été réalisée pour le compte du fournisseur de services de télécommunications Telus (Lire : Les entreprises canadiennes seraient peu réceptives à l’infonuagique, selon IDC), contient un tableau consacré aux perceptions des participants quant à l’application d’énoncés qualitatifs pour quatre approches de prestation des technologies de l’information, soit l’infonuagique publique, l’infonuagique privée hébergée, l’infonuagique privée en interne et l’approche traditionnelle (client-serveur, informatique centralisée, etc.). On y indique si les participants à l’étude étaient en accord, plus ou moins en accord ou en désaccord avec l’application d’un énoncé à une approche donnée.

Ainsi, les dirigeants d’entreprise et les responsables de services des technologies de l’information qui ont participé à l’étude d’IDC Canada ont considéré l’infonuagique publique comme étant une approche de prestation des TI appropriée pour le gain de fonctions récentes, l’obtention de réductions de coûts et la réalisation de déploiements rapides. L’infonuagique privée hébergée, pour sa part, a été considérée comme étant une approche appropriée en matière de performance, de fiabilité et d’inspiration de confiance (trustworthy).

L’infonuagique privée en interne, pour sa part, a été considérée comme étant une approche appropriée pour bénéficier d’un soutien technique plus utile et d’une sécurité plus robuste. Enfin, l’approche traditionnelle de prestation des technologies de l’information a été perçue comme étant appropriée en matière de robustesse de sécurité et d’inspiration de confiance.

À l’opposé, les participants à l’étude d’IDC Canada ont indiqué que l’infonuagique publique n’était pas une approche appropriée pour l’obtention du soutien technique le plus utile, des meilleures performances, de la plus grande fiabilité, de la sécurité la plus robuste ou du plus grand sentiment de confiance. À propos de l’infonuagique privée en interne, les participants ont indiqué que l’approche ne permettait pas d’obtenir l’ajout des plus récentes fonctions à une application.

À l’exception de l’infonuagique publique où les opinions envers les énoncés étaient tranchées – en accord ou en désaccord – les participants à l’étude d’IDC ont été plus ou moins en accord avec l’application de certains énoncés à l’une ou l’autre des trois autres approches de prestation. Par exemple, ils ont indiqué que l’infonuagique privée hébergée constituait plus ou moins une approche appropriée pour l’obtention de moindres coûts, des plus récentes fonctions, des temps de déploiement les plus rapides, d’un soutien technique plus utile et d’une sécurité plus robuste.

Selon le tableau, l’infonuagique privée hébergée chez un fournisseur de services est l’approche alternative qui ferait l’objet de meilleures perceptions de la part des participants parmi les approches alternatives de prestation des TI, avec trois énoncés en accord et cinq énoncés plus ou moins en accord. Toutefois, l’écart est faible entre les perceptions envers cette approche et les perceptions envers l’informatique traditionnelle, qui compte deux énoncés en accord et six énoncés plus ou moins en accord.

Alors que l’informatique traditionnelle bénéficie d’une perception favorable en matière de la robustesse de la sécurité, l’étude démontre que les fournisseurs de service d’informatique en nuage devront oeuvrer au changement des perceptions auprès des organisations afin que ces dernières puissent envisager l’adoption de l’infonuagique privée hébergée.


Tags: ,

À propos de Jean-François Ferland

Jean-François Ferland est le rédacteur en chef du magazine Direction informatique. Il compte dix-sept années d'expérience en journalisme et en communication publique.
Google+