Infonuagique, Internet des objets et impression 3D en agriculture


Paolo Del Nibletto - 16/11/2016

Projet gagnant d’un Prix Ingénieux ACTI 2016 | Catégorie petites et moyennes entreprises hors TI du secteur privé

Ce n’est pas tous les jours qu’un gestionnaire des TI voit converger trois grandes tendances de son domaine. Mais c’est précisément ce qui est arrivé à Keith Bradley, de NatureFresh Farms, à Leamington, en Ontario.Représentation du concept d'Internet des objets

Cette convergence de l’infonuagique, de l’Internet des objets et de l’impression 3D a amené le producteur indépendant de légumes de serre NatureFresh Farms à accroître son rendement de près de 30 %, tout en réduisant ses coûts en énergie et en main-d’œuvre.

Lorsqu’elle a été fondée en 1999 par son actuel chef de la direction, Peter Quiring, NatureFresh était une entreprise de conception de serres. M. Quiring avait construit une serre ultramoderne sans même avoir de clientèle en vue. Mû par la conviction que les serres peuvent améliorer la qualité des aliments, il a commencé à cultiver des poivrons sur six hectares et demi de serres de sa conception.

Aujourd’hui, NatureFresh est devenue le plus grand producteur en serres indépendant au Canada, comptant parmi ses clients de grandes chaînes de supermarchés telles que Kroger, aux États-Unis, et The Great Canadian Superstore, au Canada. NatureFresh dispose actuellement de près de 53 hectares de serres à Leamington (135 serres en tout), où elle cultive des poivrons et des tomates cerises spécialisées. L’entreprise exploite également des installations à Delta, dans l’Ohio.

Un élément des activités de NatureFresh est une unité mobile convertie en serre, que le producteur peut contrôler par téléphone. Comme l’explique M. Bradley, cette serre mobile est semblable aux serres de l’entreprise; l’appli sur téléphone permet d’en contrôler la température, d’ouvrir ou fermer les ouvertures d’aération et d’arroser les plantes depuis n’importe où.

Malgré toute cette innovation horticole, l’entreprise subit une pression concurrentielle constante des producteurs des régions du monde où la main-d’œuvre est moins chère, notamment l’Amérique du Sud. M. Quiring a moussé le mandat de mettre à profit des technologies pour rehausser les normes de qualité des légumes et assurer la traçabilité de chaque tomate ou poivron, afin de garantir la sécurité alimentaire.

M. Bradley, un diplômé de l’Université de Windsor qui a travaillé auparavant pour un fournisseur de services de gestion, a pris le taureau par les cornes et mis au point une stratégie grâce à des partenariats avec l’industrie des TI, notamment Intel Canada et Priva North America, fournisseur de solutions technologiques pour la régulation du climat et la gestion des procédés propres au marché horticole.

Les résultats de cette stratégie ont permis à NatureFresh de faire passer la superficie de culture par employé de 1 acre (0,4 ha) à 32 acres (13 ha). L’implémentation d’une technologie de traçabilité à code-barres pour chaque légume, la technologie de construction intelligente, ainsi que l’utilisation d’une imprimante 3D pour la conception et la construction de solutions d’éclairage liées à l’Internet des objets, ont permis à NatureFresh de produire des plantes sur tuteur qu’on peut cultiver toute l’année au Canada.

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