Réduire à haute vitesse le fossé numérique rural
Jean-François Ferland -30/04/2008Xittel rend accessible à prix raisonnable le service Internet à large bande à la campagne, un marché ignoré des grands fournisseurs. Pour ce faire, l'entreprise de Trois-Rivières met en place des partenariats municipaux aux modèles d'affaires variés.
Or, le fournisseur Xittel, qui est spécialisé en implantation de réseaux privés, se spécialise en projets d'infrastructures d'accès à large bande dans les villages et les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec. Déjà, les habitants de quelque 220 villages peuvent accéder à l'Internet à haute vitesse et à la téléphonie IP à un coût raisonnable, par des liaisons à fibre optique ou des liaisons sans fil selon la norme pré-WiMAX. Xittel, qui compte plus de 10 000 abonnés, a une centaine de projets municipaux dans son carnet de commandes.
Robert Proulx préside l'entreprise qui emploie 80 personnes et qui exploite huit bureaux au Québec et à l'Île-du-Prince-Édouard. La division XIT Télécom a notamment implanté le premier service téléphonique à technologie IP au Québec dans le centre d'appels 9-1-1 de Trois-Rivières. Elle a également participé à des implantations de réseaux municipaux de fibre optique jusqu'au domicile aux États-Unis et de liaisons dorsales en Afrique et au Moyen-Orient. Depuis quelques années, M. Proulx sillonne les communautés rurales du Québec afin d'y offrir l'implantation de réseaux évolués d'accès à l'Internet, là où les grands fournisseurs nationaux ne sont pas pressés d'offrir leurs services.
« De plus en plus, Internet à haute vitesse n'est plus une commodité, mais une nécessité. On ne se rend pas compte, quand on demeure dans les grands centres, à quel point on s'en sert et que les gens des régions rurales souffrent énormément de ne pas l'avoir », déclare M. Proulx.
Rentabilité et adéquation
« Des chiffres disent (sic) que 90 % des gens ont accès à Internet haute vitesse au Québec, mais que 40 % des communautés des régions non denses n'y ont pas accès. Pour les entreprises de télécommunications, il n'y a pas de rentabilité à y aller. Mais nous avons développé un modèle très facile qui permet la rentabilité d'une installation avec aussi peu que trente abonnés. »
M. Proulx donne l'exemple d'un premier projet pilote de fibre optique jusqu'au domicile au Québec, au nord de Gatineau, qui offre l'accès à Internet à 100 Mb/s et la téléphonie IP sans frais d'interurbain au Québec pour 70 $ par mois. D'autres projets fondés sur la fibre optique, en partenariat avec des fournisseurs régionaux, permettront sous peu la desserte d'une vingtaine de villages des Bois-Francs.
« [Le fournisseur] Bell a dit au CRTC, pour utiliser des fonds devant servir à la desserte des communautés isolées, qu'il en coûterait des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars pour joindre les citoyens [avec une infrastructure], et que notre technologie n'était pas adéquate. Le CRTC, en 2008, a répondu que non seulement notre technologie était adéquate pour les régions rurales, mais qu'elle offrait le meilleur rapport qualité-coût », mentionne M. Proulx.
Retour à la page 1
Suite à la page 2 Les commentaires de ce site sont propulsés par Disqus
| delicious | Digg it | Diigo | Google | Technorati | StumbleIt | Yahoo! |









