Le Linux de Novell améliore la virtualisation

François Huot -03/10/2008

C'est ce qu'a soutenu l'éditeur de Suse Linux en mettant de l'avant ses nombreux partenariats, entre autres avec Microsoft, la force de ses technologies et une politique de prix « sympathique ».

C'est ce qu'ont eu l'occasion de constater une centaine de participants à l'occasion d'une « Journée Linux » tenue à Montréal, le mardi 30 septembre dernier.

Linux étant un système d'exploitation, ce sont donc des variantes du Linux de Novell (serveur, poste de travail, client léger), qui ont été présentées ainsi que des produits reliés à la virtualisation. Ces produits couvrent toute la gamme des besoins, du client léger à la version Serveur (Suse Linux Enterprise Server) capable de gérer jusqu'à 4 096 processeurs...

Linux appartient au monde du logiciel libre, une « appellation » encore méconnue par beaucoup et qui suscite de ce fait des réserves chez certains gestionnaires. Qu'à cela ne tienne, Novell, qui constate que l'hétérogénéité des infrastructures informatiques est une réalité incontournable, a décidé de jouer à fond la carte de la collaboration avec des grands partenaires industriels tels IBM, Intel, AMD, Lenovo, SAP, HP, Microsoft. L'objectif : faire disparaître les hésitations ou les craintes et faire en sorte que les clients tirent le maximum de leurs investissements en TI.

À l'appui de ces affirmations, Novell avance des données impressionnantes tirées du site consacré aux 500 plus gros ordinateurs au monde. Selon des données datant de juin 2008, Linux règne désormais en maître dans ce monde des mastodontes informatiques, car il est présent sur 427 de ces machines; quant à Suse Linux, le Linux adapté à la sauce Novell, il fait bonne figure, car il est présent, lui, sur six des 10 plus gros ordinateurs. Faut-il en dire plus?

Oui, répond en quelque sorte Martial Bigras, l'un des participants à la Journée Linux et directeur du bureau de Québec de Savoir-faire Linux: « Le gouvernement du Québec utilise Suse Linux Enterprise Server pour faire rouler l'un de ses plus gros ordinateurs, un système central d'IBM qui abrite quelque 200 instances d'Oracle. »

Un noyau modifié pour la virtualisation

Logiciel libre, Linux a son code source ouvert de sorte que des éditeurs comme Novell peuvent modifier le noyau pour des fins particulières. Novell l'a fait, explique Michaël Lessard, spécialiste technique Suse Linux pour l'Est du Canada: « Novell est la seule distribution commerciale de Linux à avoir optimisé le noyau Linux pour la virtualisation. » Qu'est-ce à dire? Que la plateforme de virtualisation libre Xen est intégrée à la version serveur du système d'exploitation, qui, par ailleurs, est également optimisée – c'est le fruit de la coopération avec Microsoft et VmWare – pour faire efficacement rouler les logiciels de virtualisation de ces éditeurs concurrents. Quand on dit efficacement, on indique par là un gain de performance de « 15 à 20 % ».

Cette modification du noyau par Novell a permis d'optimiser la « paravirtualisation », un mode de virtualisation différent de la « virtualisation classique ». Dans celle-ci, explique JS Riehl, l'un des experts de Novell, le système invité « ne sait pas qu'il est virtualisé et fait tout comme d'habitude ». Par contre, avec la paravirtualisation, le système invité (ou virtualisé) « sait qu'il est virtualisé et fait tout pour aider » le système hôte qui est en dessous.


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