Des yeux virtuels par USB


François Picard - 07/02/2012

Certaines caméras, branchées à un ordinateur, peuvent servir d’yeux virtuels pour aller voir dans les recoins où l’on ne peut pas arriver à regarder et c’est bien pratique.

Quand on pense aux caméras USB, on imagine tout de suite les webcams branchées aux ordinateurs qui ne disposent pas déjà d’une caméra intégrée. Pourtant, il existe toutes sortes d’autres caméras qui peuvent se brancher aux ordinateurs pour diverses applications, certaines plus utiles que d’autres. Parmi ce vaste choix, nous nous sommes spécialement penchés sur les caméras USB à câble flexible, plus ou moins rigide, qui peuvent rendre bien des services.

Une multitude d’applications pour des caméras branchées à un ordinateur

Caméra et USB, ces deux mots donnés dans les outils de recherche ou sur eBay mènent à bien des découvertes. Outre les caméras d’espionnage, de niveau professionnel ou amateur, avec un port USB pour récupérer les données vidéo, on peut trouver des caméras qui se branchent à un ordinateur pour la sécurité, la détection, l’observation ou la distraction.

Au cours de mes recherches, j’ai ainsi découvert une caméra cachée dans une clé USB, une caméra sur un bras flexible permettant une multitude d’orientations différentes, une caméra qui sert à

Caméra endocopique

Des caméras très miniaturisées.

voir ce qui se passe dans le noir grâce à des capteurs infrarouges, une caméra USB qui se branche à la tête d’un microscope pour enregistrer les images de ce qu’on y observe, une caméra avec câble USB pour aller voir dans sa bouche l’état de ses dents ainsi qu’une caméra intégrée à une brosse à dents électrique pour voir l’état des dents en temps réel en la branchant à un ordinateur

On peut également trouver, sur Internet, un microscope digital 500X avec caméra incorporée et un câble pour le brancher à un ordinateur ou encore une caméra USB cachée dans une calculatrice, une montre, un réveil ou un briquet pour surveiller ceux qui bougent aux alentours. L’imagination est la limite et on peut s’attendre à bien d’autres inventions.

Les caméras de type endoscope

Les caméras USB qu’on voit le plus sur le marché, depuis quelques mois, sont, de toute évidence, les endoscopes vidéo numériques, probablement parce que les utilisations possibles sont assez nombreuses. Ce sont des caméras miniatures avec un câble de longueur variable et une prise USB permettant leur branchement à un

Caméra endocopique

Des caméras avec tout un choix de longueurs de câbles.

ordinateur. Il en existe de nombreux modèles à port USB, beaucoup moins chers que les modèles autonomes avec décodeur et écran intégrés tournés vers des professionnels comme des plombiers, par exemple.

Côté caméra, on trouve des modèles avec un petit boîtier de tête de caméra dont le diamètre peut aller de 6 ou 8 millimètres jusqu’à une vingtaine de millimètres pour les plus gros. La taille du boîtier est beaucoup plus grande que celle de l’objectif de la caméra elle-même qui peut n’avoir qu’un millimètre ou deux de diamètre. Les têtes de caméras sont aussi grosses parce que le boîtier renferme souvent de petites diodes qui fournissent l’éclairage nécessaire dans des zones sombres ou noires. On peut ainsi avoir deux diodes électroluminescentes, quatre, voire plus, dont l’intensité de l’éclairage se règle par logiciel ou par un petit bouton situé sur la prise USB.

La grosseur et la longueur du câble varient selon les modèles. On trouve de petits endoscopes avec un petit câble d’une trentaine de centimètres, d’autres avec un câble d’un mètre, deux mètres, trois mètres, cinq mètres ou dix mètres. Le boîtier de la caméra et le câble sont étanches dans la plupart des cas, si bien qu’on peut utiliser ces endoscopes pour inspecter de la tuyauterie, des bassins, des endroits sales et poussiéreux ou même des cheminées pleines de suie.

Le test d’un modèle économique

Pour mes tests, j’ai commandé sur Internet, pour 25 dollars, un endoscope électronique étanche avec un câble de 5 mètres qui est fabriqué en Chine. Il comporte une caméra avec un capteur CMOS de 4,5 mm et quatre diodes électroluminescentes relativement puissantes, munies d’un rhéostat, qui sont réparties autour de l’objectif de la caméra. La tête de caméra mesure 14 mm de diamètre et le tout est protégé par une petite vitre qui semble très solide. Le capteur donne des images en couleur 24 bits et on peut choisir la résolution de sortie parmi les formats 640 x 480, 352 x 288 et 320 x 240. Un petit logiciel utilitaire, RsCap, est fourni avec l’endoscope sur mini-CD et il suffit de transférer le fichier sur un ordinateur sous Windows XP, Vista ou 7. Il permet de capturer la vidéo ou des photos qu’on sauvegarde directement sur l’ordinateur.

Cela fonctionne bien. L’endoscope vidéo numérique permet d’aller dans un tas d’endroits où l’on ne pourrait pas voir ce qui se passe autrement : sous un meuble, sous un véhicule, dans une machine, dans un ordinateur ou un autre appareil électronique, dans de la tuyauterie, dans un entretoit, dans la tanière d’un animal… Les diodes qui fournissent la lumière permettent de voir jusqu’à près d’un mètre dans le noir complet. Le seul problème rencontré se situait au niveau de l’orientation de la caméra, ce qui rend difficile d’avoir une image vraiment horizontale même si on peut adapter le champ de vision en tournant le câble sur lui-même.

Selon les besoins, on peut acheter un appareil avec un câble plus ou moins long et une caméra plus ou moins bonne. Si l’on veut que la caméra reste fixe pour filmer, je recommanderais l’achat d’un endoscope USB avec un mini trépied ou de se confectionner un système de trépied. Sur Internet, on peut trouver d’excellents endoscopes à port USB pour cent dollars ou moins, munis d’une caméra de qualité avec une bonne profondeur de champ.

Pour consulter l’édition numérique du magazine de décembre 2011/janvier 2012 de Direction informatique, cliquez ici

François Picard est journaliste et éditeur du webzine Atout Micro.




Tags: , , , , ,