Commencer petit pour atteindre des gros succès avec l’Internet des objets

01/12/2015 - Robert Dutt

Commandité par RogersRogers

BLOGUE – L’Internet des objets, même lorsqu’il est question de transformer les entreprises et les vies ou de générer des billions de dollars en revenus différentiels dans une multitude de secteurs, peut sembler comme une technologie quelque peu inatteignable. Trop inatteignable peut-être pour être considérée comme une priorité stratégique en ce moment.


Rick Huijbregts travaillait avec l’Internet des objets avant même que le terme pour désigner ce concept devienne à la mode, en agissant comme leader de ce qui était, à l’époque, appelé l’immobilier connecté chez Cisco Canada. Cette pratique verticale particulière a depuis lors été intégrée à la grande catégorie de l’Internet des objets ou, comme le propose Cisco, du point d’intersection des personnes, des objets, des données et des processus interconnectés, soit l’Internet multidimensionnel. M. Huijbregts décrit une approche éprouvée pour identifier, puis reconnaître les avantages de l’Internet des objets pour une entreprise.

Illustration du concept d'évolutionIl faut apprendre à marcher avant de courir. « Ne visez pas la lune au premier jour, dit M. Huijbregts. De petites choses peuvent avoir un grand impact. » Les premières étapes n’ont pas besoin d’apporter des changements profonds à votre entreprise, mais elles peuvent permettre de jeter les bases pour d’éventuelles transformations, même si vous ne savez pas nécessairement encore à quoi celles-ci ressembleront.

Prenez l’exemple de la municipalité qui remplace les ampoules de luminaires existants par des assemblages d’éclairage intelligents comprenant des capteurs et une connexion à un réseau. Ça ne représente pas une somme phénoménale, et le travail demandé pour l’installation est relativement le même pour les ampoules « intelligentes » que pour les ampoules « stupides ». Toutefois, après environ un an, la table commence à être mise pour que ces nouvelles installations permettent d’offrir de nouveaux services, de se lancer dans la gestion de réseaux intelligents ou d’applications qui améliorent l’expérience de conduite ou de stationnement en ville grâce à l’accès en temps réel à des données.

Commencez par la base et l’innovation suivra. De plus, le fait de prendre ces quelques premiers pas chancelants risque d’élargir la conversation sur le potentiel de l’Internet des objets au sein de votre entreprise et de permettre de trouver de nouvelles possibilités pour les prochaines étapes de votre plan. « Les gens peuvent tout planifier jusqu’au dernier détail. Parfois, il suffit de se lancer pour mettre la machine en branle », dit M. Huijbregts.

Une fois ces premiers pas entrepris, il faut garder en tête que la discussion ne concerne pas uniquement le service des TI. En fait, elle ne porte pas vraiment sur les TI. En ce qui concerne l’Internet des objets et tant d’autres sujets, il est important que les services des TI jouent un rôle de facilitateur, mais la discussion et le langage utilisé devraient être axés sur les besoins de l’entreprise et les résultats opérationnels. L’Internet des objets est une technologie fascinante, mais c’est ce qu’elle permet à l’entreprise de réaliser mieux, plus rapidement et à un plus faible coût, ainsi que la manière dont elle affecte positivement l’expérience des clients qui la rendent utile.

« De moins en moins de décisions par rapport aux TI sont prises sans que l’entreprise soit concernée. De moins en moins d’argent est dépensé purement sur les TI, dit M. Huijbregts. Les directeurs des systèmes d’information cherchent des façons d’accroître la pertinence de l’entreprise pour leurs clients internes et de trouver des solutions d’affaires plutôt que des solutions technologiques. »

Cependant, les services des TI doivent être disposés à changer de rôle pour s’intégrer à l’entreprise : l’entreprise doit être prête à changer la manière dont elle perçoit et utilise la technologie, ainsi que le rôle que peuvent avoir les nouvelles technologies dans la transformation de l’entreprise. Les dirigeants doivent également être disposés à changer, comme le dit M. Huijbregts, « pour se départir des modèles, des processus et des méthodes de gouvernance du passé » et, ainsi, permettre à la première transformation de s’opérer et en tirer le maximum. Dans plusieurs cas, la partie sur la technologie est l’aspect le moins compliqué de la discussion. Ce qui est compliqué, comme dans tant d’autres cas, est la gestion de la culture et du changement au sein de l’entreprise.

« La technologie n’est plus une science obscure. Il suffit d’avoir la volonté de prendre tout cela et de le transformer en avantage », dit M. Huijbregts. C’est aussi avoir la volonté de reconnaître que les bonnes idées peuvent provenir d’autres sources que les cadres dirigeants. Selon M. Huijbregts, les projets qui connaissent le plus de succès viennent souvent du personnel subalterne, en particulier des technophiles qui voient des occasions d’offrir aux utilisateurs au sein de l’entreprise une expérience semblable à celle de clients.

« Les dirigeants doivent avoir la capacité de s’inspirer de l’innovation qui voit le jour dans leur entreprise, dit M. Huijbregts. Faites participer tout le monde; pensez au pouvoir de la foule. Trouvez des cas où il est possible d’utiliser des technologies standard pour apporter des changements simples et rapides qui mèneront à des transformations promptes. » Parfois, les idées ne proviennent pas de la salle de réunion, mais de l’extérieur de l’entreprise. Dans plusieurs cas, les clients ou les utilisateurs finaux peuvent être à l’origine de certaines des meilleures idées et le fait de connaître ces idées peut être, en effet, très rentable.

Prenez le cas de Washington, DC. La ville a rendu publique une grande partie des données qu’elle avait recueillies et a demandé à des développeurs travaillant à l’extérieur du gouvernement de trouver des façons de lui faire économiser de l’argent. Un montant de 50 000 $ investi dans un concours visant à trouver l’application capable de lui faire économiser le plus d’argent a mené à la création d’une application permettant aux citoyens de documenter les nids-de-poule à l’aide de leur téléphone intelligent dans le but d’accroître la capacité de la ville à reconnaître et à régler les problèmes sur les routes. Les économies réalisées au cours de la première année grâce à l’application gagnant du concours de 50 000 $ représentent 2,5 millions de dollars.

« Il faut trouver ces petits trésors. Utilisez les données, utilisez la technique du “crowd sourcing” et créez une nouvelle application; un petit quelque chose capable de faire une différence », dit M. Huijbregts.


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