Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0

André Ouellet -13/06/2007

Selon des conseillers en mise en marché Internet, les PME québécoises sont encore loin de s'intéresser aux technologies du Web 2.0. Pendant ce temps, une enquête indique qu'au sud de la frontière, ce serait plutôt le contraire.

La prochaine grande occasion d'affaires en TI proviendra du Web 2.0. La transition du téléphone et des courriels vers la collaboration permettra d'accomplir des choses auxquelles on n'a pu que rêver jusqu'à maintenant. Structure organisationnelle, productivité, gestion des soins de santé, communications personnelles, les changements affecteront la vie en général. Voilà du moins l'opinion exprimée par le pdg de Cisco ce printemps devant un parterre de partenaires commerciaux.

Nombre de dirigeants d'entreprise manifestent semblable point de vue. Un sondage réalisé l'année dernière par une revue spécialisée en TI (voir ici) révèle qu'un pourcentage appréciable de répondants juge ces technologies fort prometteuses. Les principaux avantages potentiels alors cités sont les économies provenant de la réduction des logiciels propriétaires et de la simplification de l'infrastructure, un accès plus facile aux applications stratégiques et un service à la clientèle amélioré.

Bien entendu, les grandes entreprises ont été les premières à exploiter les promesses du Web 2.0. Le conseiller en marketing Internet, Michel Leblanc, cite les exemples du secteur bancaire canadien, ainsi que de Canoë, Radio-Canada et Yahoo Québec. Les PME en ont aussi les moyens, toutefois. Pour Martin Lessard, consultant stratégique Web, ces nouvelles technologies « sont tout à fait accessibles à la petite et moyenne entreprise ». Elles peuvent lui permettre de développer des canaux de commercialisation à peu de frais et de rejoindre facilement son public cible.

Pourtant, les exemples de PME québécoises embrassant le Web 2.0 se font rares. Il y a bien des utilisateurs de blogues - des travailleurs autonomes particulièrement, précise Martin Lessard - mais de façon générale, le Web 2.0 est boudé par nos petites entreprises. Pour Michel Leblanc, elles en sont encore à établir une présence efficace sur le « Web 1.0 ».


Page 1 - Un faible intérêt des PME québécoises


Page 2 - La PME en retard?

Les commentaires de ce site sont propulsés par Disqus
  Retour Envoyer un ami imprimer Haut
       delicious  |    Digg it  |    Diigo   |    Google  |    Technorati  |    StumbleIt  |    Yahoo!