NETendances 2008: Le Net sert à tout et à tous

François Huot -01/04/2009

INTERNOTE Les Québécois s'abreuvent volontiers à Internet, mais sont bridés par les tarifs du sans-fil. Cependant, la croissance de l'utilisation semble plafonner.

Pourquoi le Web?

Le Web, pourquoi? Pour trouver des informations sur l'actualité, la planification de vacances, la santé, les services gouvernementaux, les élections (quand il y en a), trouver un emploi. Fait intéressant, à la question « Actuellement, quelle est votre principale source de nouvelles ou d'information? », 63,2 % des répondants répondent la télévision et 15,2 %, les journaux, mais 13,3 % indiquent Internet.

Qu'est-ce à dire? Que la presse traditionnelle est en danger devant la montée en force des Net Newsers qu'on décrit ainsi : « Cette nouvelle catégorie d'utilisateurs Internet est caractérisée par le fait que leur consommation d'actualités essentiellement en ligne (les) Net Newsers sont relativement jeunes et instruits, ils s'abreuvent principalement aux blogues politiques et délaissent les bulletins d'informations télévisés et ils utilisent des agrégateurs de contenu (fils RSS) pour consommer leur information durant le jour. »

Parmi les autres grands usages d'Internet, on retrouve évidemment ces usages : communication (courriel et communication directe en mode texte ou vidéo), divertissement (visionnement de vidéos et de photos, jeux), transactions bancaires et expression de soi au moyen d'outils dits du Web 2.0.

Sur ce point, il y a un léger ralentissement de l'action directe au profit d'une participation plus passive; ainsi, on blogue moins qu'en 2007. Peut-être est-ce dû au déplacement vers d'autres types de sites (wikis et sites de réseautage), qui ont vu leur fréquentation augmenter. On ne peut aussi considérer le fait que certains blogueurs, une fois les premiers moments d'ivresse passés, ont été confrontés à la dure réalité des blogues, une activité qui est fort exigeante si on veut faire correctement les choses...

Trop cher?

De cette grande photographie des habitudes et comportements virtuels des Québécois, il ressort une donnée qui a l'apparence d'une contradiction : les Québécois ont adopté Internet et possèdent les moyens matériels pour aller fureter sur le réseau. Par contre, bien qu'ils soient quelque 400 000 à posséder un appareil leur permettant théoriquement d'accéder à l'Internet mobile (sans fil), ils sont seulement une poignée à le faire (10 % des propriétaires d'un téléphone cellulaire et 33 % des détenteurs d'un assistant numérique ou téléphone intelligent).

Selon Philippe Le Roux, président de VDL2, une entreprise qui a collaboré à l'étude, cela tient essentiellement aux tarifs très élevés des communications sans fil au pays comparativement à ceux en vigueur en Europe et en Amérique latine par exemple. Une question en forme de réponse fut d'ailleurs posée lors de la conférence de presse consacrée aux résultats de NETendances : « Y a-t-il une véritable concurrence dans le sans-fil au pays? »

Méthodologie : dans le cadre du sondage Omnibus de Léger Marketing, l'enquête NETendances a interrogé au téléphone plus de 12 159 répondants adultes au cours de 2008 (marge d'erreur de ±0,89 %), à raison d'un minimum de 1 000 Québécois chaque mois (400 pour la région métropolitaine de recensement de Montréal, 300 pour celle de Québec et 300 ailleurs au Québec). L'échantillon de numéros de téléphone a été généré aléatoirement à l'aide du système Échantillonneur Canada, qui permet de joindre tous les ménages privés possédant le téléphone, y compris ceux dont le numéro ne figure pas dans l'annuaire.

François Huot


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